Fin tragique pour un présumé malfrat à Péhunco. Selon les informations de Banouto, un échange de tirs entre une équipe du commissariat d'arrondissement et un groupe d'individus armés a coûté la vie à l'un des assaillants aux premières heures du dimanche 24 mai 2026.
Tout a commencé aux environs de 4 heures du matin. Alertées par l'appel téléphonique d'un riverain signalant un cambriolage violent dans une concession entièrement clôturée, les forces de l'ordre ont promptement dépêché une équipe d'intervention sur les lieux.
À leur arrivée, informent nos sources, les policiers ont été accueillis par des détonations d’armes à feu. Deux individus ont immédiatement pris la fuite à la vue des fonctionnaires de la Police républicaine. Face à la menace et aux tirs des malfrats, la riposte de la police ne s'est pas fait attendre.
En progressant vers l’intérieur de la concession, les policiers se sont retrouvés nez à nez avec un troisième assaillant. Ce dernier, armé d’un pistolet de fabrication artisanale, a ignoré les sommations d'usage. Alors qu'il tentait de recharger son arme pour faire feu sur les forces de l'ordre, il a été mortellement atteint par les tirs de riposte de la police.
Une importante somme d’argent emportée
Avant l'arrivée des forces de sécurité, les visiteurs indésirables avaient déjà semé la terreur au sein du domicile. Introduits dans la concession aux environs de 3h30 du matin, ils ont surpris le chef de ménage qui dormait dans la cour. Tenu en respect sous la menace d'une arme, il n’a pu empêcher les malfrats de s’en prendre à son épouse, une commerçante de produits pétroliers.
Face au refus de cette dernière de céder, les cambrioleurs ont défoncé plusieurs portes de la maison à l'aide d'objets contondants. Prise au piège, la commerçante a été contrainte de leur remettre la recette de la veille, estimée à un peu plus d'un million de francs CFA, ainsi que des téléphones portables.
Au total, le préjudice matériel s'élève à 1 050 000 FCFA et trois téléphones emportés. Dans leur fuite précipitée par l'arrivée de la police, les malfrats ont dû abandonner une moto de marque Bajaj qu'ils comptaient voler.
Blessés légers à coups de machette lors de l'assaut, le couple propriétaire de la maison a été pris en charge.
La piste d'une complicité interne
D’après les premiers éléments de l'enquête parvenus à Banouto, les auteurs du braquage auraient bénéficié d'une complicité locale. Les hors-la-loi auraient été conduits sur les lieux par un conducteur de taxi-moto, qui s'est volatilisé dès que le gang a commencé à défoncer les portes.
Les investigations policières se poursuivent activement afin d'identifier le conducteur de taxi-moto et de démanteler le reste de ce réseau criminel qui écume la localité.
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