Sacca Lafia, président de la Commission électorale nationale autonome
Au Bénin, les électeurs sont aux urnes pour les législatives et les communales, ce dimanche 11 janvier 2026. A Cotonou, le constat général est le retard de l’ouverture des bureaux de vote.
Aperçu dans le centre de vote du président de la République à Cotonou, Zongo, le président de la Commission nationale électorale autonome (CENA), Sacca Lafia, a livré une première lecture du déroulement du scrutin, marquée par des débuts contrastés selon les zones.
« C'est une longue journée qui a démarré différemment », a-t-il indiqué, évoquant un retard notable dans le département du Littoral. « Ça devait démarrer à 7h, ça a démarré à 9h, 9h30. C'est un retard qu'on va rattraper au moment de la fermeture des urnes », a-t-il précisé dans des propos recueillis par Banouto. Selon le constat de Banouto, dans certains postes de vote à Abomey-Calavi et Cotonou, le retard s'est étendu jusqu'à 10 h et 11h.
Le président de la CENA justifie ce retard par l'option faite dans le déploiement du matériel électoral. « Les zones éloignées, on les a priorisées pour amener le matériel… », explique-t-il avant de poursuivre : « On s'est dit qu'on est à Cotonou, ça va se passer rapidement, et on a été surpris. Mais tout le reste, ça tient bien ».
Le président de la CENA a relevé que « dans le reste du pays, ça a très bien démarré ». Sacca Lafia a lui-même accompli son devoir civique à Calavi. « Dans le bureau de vote où j'ai voté, c’est à 7h05 que ça a commencé », a-t-il relaté.
Face aux retards enregistrés, la CENA a donné des consignes claires aux équipes sur le terrain. « Le scrutin doit durer dix heures. Ceux qui ont ouvert à 9h vont finir à 19h. Ceux qui ont ouvert à 10h vont finir à 20h, ainsi de suite », a expliqué le président, en attendant la clôture pour une évaluation globale.
Sur le plan sécuritaire et organisationnel, les informations recueillies par la commission font état d’un climat jugé apaisé. « Il n'y a pas eu de difficultés nulle part à l'intérieur du pays. Il n'y a pas de violences, tout le monde vote librement », a affirmé Sacca Lafia.
0 commentaire
0 commentaire