Après les grandes tendances par la CENA, la Cour constitutionnelle a proclamé, lundi 19 janvier, les résultats définitifs des élections législatives du dimanche 11 janvier 2026. L’annonce des résultats définitifs a sonné comme un verdict sans appel pour le parti de l’opposition Les Démocrates.
À l’échelle nationale, le parti ne rassemble que 16,20 % des voix. Le code électoral exige que seuls les partis qui réunissent au moins 20 % des suffrages valablement exprimés par circonscription électorale sont éligibles au partage des sièges à l’Assemblée nationale. Mais, le parti LD n’a pas enregistré le seuil de 20 % dans 13 circonscriptions électorales sur 24, confirmant une perte d’ancrage territorial.
La conséquence de la crise de désignation du duo candidat à la présidentielle
Le score du parti aux législatives est en partie une des conséquences de la crise interne ayant entouré la désignation de son duo candidat pour l'élection présidentielle du 12 avril 2026. La gestion de choix du duo candidat du parti, sous l’autorité de Boni Yayi, a été le facteur déclenchant d’une crise qui aura affaibli le parti. Comme en 2021, le choix du duo a été fait en mettant à l’écart des cadres jugés « méritants » au profit de candidatures perçues comme imposées. Ces choix ont nourri frustrations, départs et contestations internes.
La conséquence est visible dans les rangs parlementaires. De nombreux députés nouvellement élus sur les listes de l’Union progressiste le renouveau (UPR) et du Bloc républicain (BR) sont d’anciens responsables ou militants des Démocrates. Ils ont déserté le parti estimant que la formation politique ne leur offrait plus un cadre d’expression compatible avec un engagement « républicain » et constructif.
Une perte de popularité
Le scrutin du 11 janvier 2026 a aussi entériné un basculement politique. Là où Les Démocrates espéraient conserver des bastions, l’électorat a tranché. Le recul est net par rapport à 2023 où le parti avait fait un score de 24,16 % contre 16,20 % en 2026.
Faute d’accord de coalition parlementaire, Les Démocrates se retrouvent sans députés au sein de la 10è législature qui s’apprête à s’installer. Dans le même temps, l’UPR et le BR concentrent la totalité des sièges, dessinant une Assemblée nationale dominée par deux forces majeures, mais enrichie par l’arrivée d’anciens opposants désormais élus sous les couleurs de la mouvance présidentielle.
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