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Reconstruction du Pont de Djonou : voici ce qui retarde les travaux annoncés annoncés il y a deux ans

Reconstruction du Pont de Djonou : voici ce qui retarde les travaux annoncés annoncés il y a deux ans

Annoncée depuis deux ans, la reconstruction du pont de Djonou n'a toujours pas commencé. Face aux interrogations suscitées par les inondations ayant paralysé la circulation entre Abomey-Calavi et Cotonou, le gouvernement explique les raisons de ce report et dévoile les ambitions du futur projet.

Annoncée depuis deux ans, la reconstruction du pont de Djonou n'a toujours pas commencé. Face aux interrogations suscitées par les inondations ayant paralysé la circulation entre Abomey-Calavi et Cotonou, le gouvernement explique les raisons de ce report et dévoile les ambitions du futur projet.

Pont de Djonou surmergé par les eaux, ce mardi 30 juin 2026 (Image d'illustration)

Pont de Djonou surmergé par les eaux, ce mardi 30 juin 2026 (Image d'illustration)

Les fortes pluies tombées dans la nuit du 29 au 30 juin 2026 ont remis le pont de Djonou au centre des préoccupations. Inondé, cet ouvrage situé sur l'axe stratégique reliant Abomey-Calavi à Cotonou a provoqué d'importants embouteillages, aggravés par l'incendie d'un véhicule à proximité. Malgré la mobilisation de la Police républicaine, certains usagers ont mis près de trois heures pour rejoindre Cotonou.

 

Au-delà des désagréments du moment, une question revient avec insistance : pourquoi les travaux de reconstruction du pont, annoncés depuis deux ans, n'ont-ils toujours pas débuté ? Le ministre porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a apporté des éléments de réponse dans une courte vidéo publiée par Serge Nonvignon, membre de la direction de communication de la présidence.

 

Un projet revu à la hausse

 

Selon le porte-parole du gouvernement, la reconstruction du pont était effectivement prévue sur financement national. « Il aurait dû être déjà reconstruit totalement, plus moderne, plus grand », a-t-il indiqué, rappelant que le projet concernait également l'ancien pont de Cotonou. Entre-temps, l'exécutif a toutefois décidé de revoir ses ambitions.

 

Au lieu de réaliser un simple ouvrage de remplacement, le gouvernement a choisi d'intégrer le projet dans un vaste programme de mobilité urbaine conduit avec la Banque mondiale. « Nous avons vu les choses en plus grand, plus moderne et futuriste », explique Wilfried Léandre Houngbédji. Ce changement d'échelle a nécessité une révision complète des études techniques et de la structuration des projets, entraînant un report du calendrier initial. 

 

Préparer les transports de demain

 

Au-delà de la circulation routière, le futur pont s'inscrit dans une vision plus globale des infrastructures de transport. L'objectif est de permettre, à terme, le développement du transport fluvial entre Porto-Novo, Cotonou et Abomey-Calavi. « Nous voulons également favoriser le transport fluvial de Porto-Novo jusqu'à Calavi, en passant par Cotonou, et mettre en exploitation nos plans d'eau. Pour cela, il nous faut des ponts d'une certaine dimension », a précisé le ministre.

 

Les accords de financement avec la Banque mondiale sont déjà conclus. Reste désormais à achever les études et à lancer les travaux, dont la durée est estimée entre deux et trois ans.

 

Des mesures d'urgence en attendant

 

En attendant le démarrage du chantier, le gouvernement assure avoir pris des dispositions pour limiter les risques de nouvelles inondations. À la suite des pluies de fin juin, le chef de l'État a demandé au ministre du Cadre de vie et des Transports d'accélérer autant que possible le processus de reconstruction.

 

Dans l'immédiat, une intervention d'urgence a été engagée à l'aide d'une pelle amphibie afin d'approfondir le lit du cours d'eau et de faciliter l'écoulement des eaux. Cette opération vise à éviter leur stagnation et les débordements qui paralysent régulièrement la circulation.

 

Si ces travaux provisoires doivent apporter un soulagement aux usagers, ils ne remplaceraient pas la reconstruction complète de l'ouvrage. Pour le gouvernement, le report du chantier répond avant tout à une volonté de réaliser une infrastructure plus ambitieuse, capable d'accompagner durablement les besoins de mobilité du Grand Nokoué et d'anticiper les défis des prochaines décennies.

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