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Installation du Sénat : l'intégration de la nouvelle institution « ne sera pas facile » selon Robert Dossou

Installation du Sénat : l'intégration de la nouvelle institution « ne sera pas facile » selon Robert Dossou

Juste après son installation comme sénateur, l'ancien président de la Cour constitutionnelle du Bénin, Robert Dossou, mesure les défis qui attendent la nouvelle institution. Il estime que l'intégration du Sénat dans l'architecture institutionnelle du Bénin ne sera pas sans difficultés, tout en affichant sa confiance envers les membres de cette première mandature.

Juste après son installation comme sénateur, l'ancien président de la Cour constitutionnelle du Bénin, Robert Dossou, mesure les défis qui attendent la nouvelle institution. Il estime que l'intégration du Sénat dans l'architecture institutionnelle du Bénin ne sera pas sans difficultés, tout en affichant sa confiance envers les membres de cette première mandature.

Robert Dossou, ancien président de la Cour constitutionnelle du Bénin

Robert Dossou, ancien président de la Cour constitutionnelle du Bénin

Les défis et attentes sont énormes. A tord ou à raison les Béninois espèrent que le Sénat règle totalement ou partiellement certains problèmes, notamment d'ordre politique. Homme d'Etat averti et désormais sénateur, Robert Dossou est déjà préparé à ce qui pourrait attendre le Sénat. Interrogé sur son ressenti après l'installation officielle de la nouvelle chambre du Parlement, ce jeudi 30 juillet 2026, l'ancien président de la Cour constitutionnelle a confié ressentir « la lourdeur d'une charge qui est nouvelle ».

 

 

Pour lui, l'entrée en fonction d'une nouvelle institution est toujours un exercice délicat. « Ce n'est jamais facile pour un organe nouveau de s'insérer dans l'architecture institutionnelle d'un pays. Cela a été la même chose, moins grave que pour la Cour constitutionnelle. Certains l'avaient accueilli avec enthousiasme, certains avec beaucoup d'interrogations et beaucoup de suspicions », a-t-il déclaré.

 

 

Robert Dossou a rappelé les difficultés rencontrées par les premiers responsables de la Cour constitutionnelle lors de sa création. « Et cela ne fut pas facile à Mme Elisabeth Pognon (actuelle doyenne d’âge en second du Sénat, Ndlr) qui a eu à diriger cette institution pour la première fois. Et cela n'a pas non plus été facile pour ceux qui lui ont succédé. Alors, il en sera de même pour le Sénat et même pire parce que le Sénat est situé directement pour intervenir dans une chambre politique », a expliqué ce fin connaisseur de la vie politique béninoise.

 

 

Malgré ces défis, le nouveau sénateur se montre confiant quant à l'avenir de l'institution. « Ce qui est certain, les hommes et les femmes chargés d'animer et d'intégrer complètement cette institution dans notre architecture institutionnelle, le feront avec beaucoup de clairvoyance, de détermination, de sagesse, de proportionnalité et d'adaptabilité aux exigences de l'état de droit, des droits de l'homme et de notre démocratie », a conclu Robert Dossou.

 

 

Le Sénat sera-t-il à la hauteur des attentes ? L'avenir le dira. Chez Béninois, l'heure est encore aux interrogations. 

 

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