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Viol sur mineures au Bénin : des statistiques glaçantes à Abomey-Calavi

Viol sur mineures au Bénin : des statistiques glaçantes à Abomey-Calavi

Selon les données du centre de promotion sociale d’Abomey-Calavi et du service social du tribunal de la commune, vingt-six mineures ont été victimes de viol durant les huit premiers de l’année 2021. Des statistiques inquiétantes qui mobilisent les différentes composantes de la lutte contre les viols sur mineures dans la commune.

Selon les données du centre de promotion sociale d’Abomey-Calavi et du service social du tribunal de la commune, vingt-six mineures ont été victimes de viol durant les huit premiers de l’année 2021. Des statistiques inquiétantes qui mobilisent les différentes composantes de la lutte contre les viols sur mineures dans la commune.

Vingt-six (26). C’est le nombre de cas de viol sur mineures enregistré de janvier 2021 à août 2021, selon les données du centre de promotion sociale d’Abomey-Calavi et du service social du tribunal de la commune. Ce qui fait une moyenne d’au moins trois mineures de 4 à 16 ans violées par mois. Des chiffres glaçants qui ne laissent pas indifférentes les structures étatiques et communales, de même que les organisations non gouvernementales luttant contre les viols sur mineures.

Jeudi 2 septembre 2021, le comité communal de protection de l’enfant a tenu une session extraordinaire. Cette session extraordinaire a connu la participation de la ministre des affaires sociales, Veronique Tognifodé Mewanou, du préfet du département de l’Atlantique, Jean-Claude Codjia et du maire de la commune, Angelo Ahouandjinou. Le procureur de la République près le tribunal d’Abomey-Calavi, le juge des mineurs et des officiers de la police républicaine étaient également présents à cette session extraordinaire, de même que des religieux et responsables d’ONGs et leaders d’associations d’enfants.

Selon le compte rendu de l’Ong Famille, nutrition et développement (FND), les différentes composantes impliquées dans la lutte contre les viols sur mineures ont décidé, à l’issue de la session extraordinaire, de se liguer comme un seul homme pour endiguer le fléau. A cette session, les religieux ont pris l’engagement de passer à l’action en dénonçant. Les autorités préfectorale et communale ont décidé de s'impliquer davantage dans cette lutte.

Outre ces engagements, la session a pris plusieurs autres décisions. Entre autres, de faire des communications régulières sur les cas de viols sanctionnés par le tribunal et les peines respectives écopées pour décourager à jamais d'autres auteurs de viols, de faire des communications d'enfants à enfants dans tous les cercles sociaux pour être sûrs que le message passe sans biais et en langues au besoin. La décision a été prise également de rapprocher les centres de dénonciation et mettre tous les mécanismes qu'il faut pour protéger les victimes qui viennent dénoncer, d’augmenter les centres de promotion sociale au sein de la commune.

La question de la prise en charge des victimes après procès a été évoquée. La résolution prise est de faire en sorte que cette prise en charge soit davantage traitée pour donner satisfaction aux victimes. Il a été par ailleurs décidé de bannir mariages forcés qui persistent encore cours dans certaines cultures.  La session a décidé qu’il soit trouvé un autre cadre outre que la prison pour recevoir les enfants auteurs de viols pour mieux les socialiser et non les transformer en des bourreaux demain pour la société une fois sortis après avoir purgé leur peine.