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Dialogue social : la CSA-Bénin insatisfaite après la rencontre avec le ministre du Travail

Dialogue social : la CSA-Bénin insatisfaite après la rencontre avec le ministre du Travail

La ministre béninoise du travail a convié, jeudi 10 mars 2022, les centrales et confédérations syndicales représentatives à une séance d’échanges. Au terme de la rencontre, la CSA-Bénin a exprimé son insatisfaction.

La ministre béninoise du travail a convié, jeudi 10 mars 2022, les centrales et confédérations syndicales représentatives à une séance d’échanges. Au terme de la rencontre, la CSA-Bénin a exprimé son insatisfaction.

La Confédération des syndicats autonomes du Bénin (CSA-Bénin) reste sur sa faim après la rencontre des centrales syndicales représentatives avec la ministre du travail et de la fonction publique. A l’invitation de l’autorité ministérielle, les centrales et confédérations syndicales représentatives des travailleurs ont eu une séance de travail avec Adidjatou Mathys, ministre du Travail et de la fonction publique.

Un seul point était à l’ordre du jour de la séance : la revalorisation des salaires des travailleurs annoncée par le chef de l’Etat, Patrice Talon, dans son discours de vœux de nouvel an 2022. La ministre du Travail, selon le point fait de la séance par la CSA-Bénin, a expliqué aux centrales et confédérations syndicales que le comité installé par le chef de l’Etat pour réfléchir sur la question est à pied d’œuvre.

Après ce point, d’autres préoccupations des travailleurs ont été mises sur la table de discussions par les responsables syndicaux. Notamment la question relative au paiement des arriérés de salaires, la situation des reversés de 2008, l’application des résultats des dernières élections professionnelles. La situation des aspirants, la question du dialogue social n’ont pas été occultées lors de la rencontre.

Insatisfaction et appel aux travailleurs à rester mobilisés

Au terme de la séance, la CSA-Bénin n’a pas caché son insatisfaction. La Confédération syndicale dirigée par Anselme Amoussou, comme les deux autres organisations syndicales à la rencontre, a exprimé ses doutes sur « l’implication réelle du gouvernement à accompagner le dialogue social ». Car, justifient les syndicalistes, « de jour en jour, tous les actes posés par le gouvernement démontrent clairement son refus de rester à l’écoute des revendications des travailleurs ».
La rencontre de la ministre du Travail avec les responsables des centrales et confédérations syndicales représentatives a été convoquée après deux meetings de protestation des travailleurs contre la cherté de la vie. A l’occasion, les organisations syndicales ont égrené un long chapelet de revendications/exigences. Elles ont entre autres demandé des mesures du gouvernement pour atténuer l’inflation et contrôler les prix des produits de première nécessité sur le marché national.