Convoquée à la barre, jeudi 25 janvier 2024, au lendemain des dépositions accablantes de l’ex-chef service finance et comptabilité de l’ORTB Parakou, l’ancienne directrice régionale a plaidé non coupable des faits mis à sa charge. Elle a déclaré n’avoir jamais entendu parler de 1,5 million de retour sur le fonds de fonctionnement mensuel de 05 millions de FCFA envoyés à sa direction.
Elle dément également avoir été informée des rétrocommissions issues des dépôts des chèques sur le compte de Parakou. Les documents sur lesquels elle a apposé sa signature, affirme-t-elle étaient bien élaborés.
L’ex-directrice dit ne rien savoir des 20 millions de FCFA que des patrons se seraient partagés. Elle dit n’être informée que par ces débats dans leur procès à la CRIET. L'ex-directrice a expliqué avoir fait une demande de 8 millions pour la couverture des élections de 2019. A par cela, plus rien.
Selon la déposition de son comptable, près de 90 chèques qu’aurait signés la directrice sont concernés par le dossier. Mais devant la Cour, l’accusée a expliqué qu’elle n’est pas spécialiste des finances pour déceler les fausses pièces des vraies. Elle déclare ne signer les documents qu’après que tous ses collaborateurs les aient signés. Et dans son entendement, si les documents étaient faux, ses collaborateurs ne les auraient pas signés.
Question de sous, l’ex-directrice régionale déclare avoir reçu de son comptable, chef division finance et comptabilité de la direction de l’ORTB de Parakou deux enveloppes. Une première de 200 000 FCFA et une seconde de 100 000 FCFA. Ces fonds , a-t-elle appris du transmetteur, seraient une gratification d’un prestataire.
A la question du président des céans de savoirs quels genres de besoins avaient la direction régionale de l’ORTB Parakou pour faire une dépense de plus de 180 millions FCFA en l’espèce de 3 ans, la directrice a répondu que sa direction a eu à payer des prestations qui ont lieu à la direction de l’ORTB Cotonou. Elle dit avoir été flouée par la théorie de l’unicité des comptes de l’ORTB que son comptable et les autres collaborateurs ont avancée.
Au même titre que ses huit (8) accusés, la directrice est poursuivie pour « détournement de deniers publics, abus de fonctions, association de malfaiteurs, blanchiment de capitaux ». Le procès suspendu ce jeudi 25 janvier reprend à une date ultérieure.
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