Fortune diverse pour les militants de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin encore aux mains des autorités judiciaires. Les 52 marcheurs encore en garde-à-vue, après une première vague de libération, ont été présentés, vendredi 3 mai 2024, au procureur de la République près le tribunal de première instance de première classe de Cotonou. Deux autres militants arrêtés au tribunal alors qu’ils étaient venus soutenir les camarades arrêtés le 1er mai ont également été présentés au procureur de la République.
Selon les informations confirmées à Banouto par des responsables de la CSTB, au terme de l’audience devant le parquet, douze des cinquante-quatre militants déférés ont été libérés. Les autres, au nombre de quarante-deux, ont vu leur garde à vue prolonger. La garde à vue des quarante-deux marcheurs, apprend-on, a été prolongée pour « compléments d’enquête ». Ils seront à nouveau devant le parquet de Cotonou le lundi 6 mai 2024.
Ces militants de la CSTB sont aux mains des autorités judiciaires après avoir été interpellés lors de la marche organisée à Cotonou par leur confédération syndicale le 1er mai 2024, jour de la commémoration de la fête du travail. Non autorisée, la manifestation a été dispersée par les forces de l’ordre déployées en grand nombre. Des manifestants à bord de bus de transport avaient été arrêtés par la police. Au nombre de soixante-douze marcheurs arrêtés, vingt ont été libérés dans la nuit du 1er mai 2024.
De nombreuses voix se sont élevées pour condamner la dispersion de la marche des travailleurs le 1er mai. La libération des personnes arrêtées a été reclamée notamment par les partis d’opposition "Les Démocrates" de l’ancien président Boni Yayi et la FCBE dirigée par l’ex-chef de file de l’opposition, Paul Hounkpè.
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