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La Floride érige en urgence un centre de détention pour migrants, surnommé « Alligator Alcatraz », sur une ancienne piste d’aviation au cœur des Everglades. Ce projet controversé, à l’initiative du gouverneur républicain Ron de Santis et du procureur général James Uthmeier, suscite indignation et réactions : accusations de cruauté, risques écologiques, et atteinte aux droits des populations indigènes.
Le site, situé près de l’aéroport Dade-Collier Training and Transition dans la Big Cypress National Preserve, cible une capacité de 5 000 lits, avec une première phase opérationnelle prévue mi-juillet 2025.
Uthmeier affirme que la région « remplie d’alligators et de pythons » constitue un périmètre naturel sécuritaire, justifiant des structures légères comme des tentes et des remorques.
Le coût annuel du programme, indique le procureur, est estimé à 450 millions USD, financés en grande partie par la FEMA, via un recours à l’état d’urgence en vigueur en Floride.
Des réactions hostiles
Des associations environnementales comme Friends of the Everglades, Center for Biological Diversity et des tribus Miccosukee et Seminole, rapporte Le Guardian ont déposé une plainte fédérale le 27 juin, évoquant l’absence d’étude d’impact environnemental et la violation des lois fédérales telles que la National Environmental Policy Act.
Pour Eve Samples de Friends of the Everglades, « ce projet menace un écosystème fragile que les contribuables ont mis des milliards à restaurer ».
L’initiative est qualifiée de « petit Guantánamo » ou de « théâtre politique grotesque » par d’anciens responsables fédéraux comme Alex Howard, ex-porte-parole du DHS.
Selon l’Associated Press, le Président Donald Trump devrait visiter le centre ce mardi 01 juillet 2025.
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