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Affrontement entre population et policiers à Manigri : le chef d’arrondissement raconte

Affrontement entre population et policiers à Manigri : le chef d’arrondissement raconte

Un différend entre un agriculteur et un éleveur a dégénéré en affrontement meurtrier entre populations et forces de l’ordre à Manigri. Le bilan fait état de deux morts et trois blessés, dont un agent de la Police républicaine.

Un différend entre un agriculteur et un éleveur a dégénéré en affrontement meurtrier entre populations et forces de l’ordre à Manigri. Le bilan fait état de deux morts et trois blessés, dont un agent de la Police républicaine.

Image illustrative du drame

Image illustrative du drame

Un affrontement entre population et forces de l’ordre a viré au drame dans l’arrondissement de Manigri, commune de Bassila, département de la Donga. Contacté par Banouto, le chef d’arrondissement de Manigri, Biao Assirou, retrace la chronologie des faits.

 

À l’origine, explique l’autorité locale, un différend opposant un éleveur, âgé d’une vingtaine d’années, et un agriculteur, un septuagénaire.

 

Selon son récit, l’agriculteur s’était rendu dans son champ le samedi 14 mars 2026 pour ramasser des graines d’acajou. Une fois sur les lieux, il constate que des bœufs ont envahi son champ.

 

En tentant de chasser les bœufs, il surprend leur propriétaire avec une quantité jugée importante d’acajou. Le bouvier arrachait les noix d’acajou de leur pomme, d’après le témoignage de l’agriculteur rapporté par le chef d’arrondissement. L’éleveur a été ensuite conduit au commissariat par l’agriculteur et ses enfants, selon le récit des faits.

 

Une fois au commissariat, la situation prend une autre tournure. « Arrivé au commissariat, le présumé voleur a dit qu’il a reçu des coups avant d’être conduit. Il se tordait de douleur. Le commissaire a instruit à ce qu’on l’amène d’abord aux soins », apprend le chef d’arrondissement.

 

Le commissaire a alors mis l’éleveur et l’agriculteur sous convocation. Les deux protagonistes ont répondu à la convocation le lundi 16 mars 2026.

 

À leur comparution, les forces de l’ordre jugent bon de les placer en garde à vue pour les besoins de l’enquête.

 

Pas contents, les enfants de l’agriculteur ont pris d’assaut le commissariat pour exiger la libération de leur géniteur. Les forces de l’ordre s’y opposent.

 

Face au refus des policiers, les manifestants tentent de libérer de force leur père, s’en prenant aux agents en poste.

 

Dans ce climat d’escalade, la scène vire. Touché par balle, l’un des civils meurt sur le champ. Conduit à l’hôpital, un second blessé décède le lendemain des suites de ses blessures.

 

Le bilan fait également état de deux civils grièvement blessés, évacués vers l’hôpital de Djougou, et d’un policier blessé et déjà pris en charge à l’hôpital de Bassila.

 

Le nombre de personnes placées en garde à vue dans cette affaire n’a pas évolué à la date de ce mercredi 18 mars 2026. « J’ai demandé au commissariat si d’autres personnes ont été arrêtées, et il m’a dit (...) que personne n'est mise aux arrêts, en dehors de ceux qui sont gardés à vue avant l’échauffourée », a indiqué le chef de l'arrondissement de Manigri.

 

Selon l’autorité locale, le bouvier et les autres personnes impliquées dans l’affaire résident à Manigri.

 

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