C’est un fait aussi rare que surprenant. Des voleurs de métaux dans un couvent en Italie ont échappé à la sanction de la justice malgré la gravité du vol et une plainte déposée.
Etant en voyage, la Mère Supérieure (religieuse en cheffe) a délégué l’une de ses consœurs afin de déposer la plainte pour vol. Les forces de l’ordre carabiniers ont alors mis la main sur les voleurs et récupéré les métaux volés.
Malgré cela, la justice a déclaré la plainte invalide et le vol a été considéré comme irrecevable parce que la Mère Supérieure est la seule habilitée à déposer la plainte. Et ce, au regard de la réforme Cartabia, rapporte le média italien Corriere del Veneto.
Les faits remontent au 8 novembre 2025. Les carabiniers des commissariats d'Asolo et de Riese Pio X ont surpris trois hommes à l'intérieur de la « Casa Mater Ecclesiae » à Pieve del Grappa (Trévise), un établissement de l'Institut des Sœurs Franciscaines Élisabéthaines de Padoue, fermé depuis quelque temps.
Les trois individus âgé respectivement de 23, 29 et 34 ans avaient déjà démonté et stocké environ 400 kilogrammes de robinets en laiton et d’accessoires de salle de bains, prêts à être revendus au marché noir.
Si la marchandise volée a été intégralement récupérée et restituée aux religieuses, la procédure judiciaire s’est quant à elle brutalement interrompue au tribunal.
Une sanction a toutefois été infligée à l’un des trois hommes. Il avait en sa possession un tournevis utilisé comme arme blanche pour forcer les fenêtres. Il a été condamné à une amende de 4 000 euros.
Ce n'est pas la première fois que l'ancien couvent de Pieve del Grappa fait la une des journaux pour un usage abusif de sa tranquillité. En septembre 2022, les carabiniers y ont découvert une petite plantation de marijuana, installée par un jeune homme de 19 ans originaire de la région, qui avait profité de l'état d'abandon du bâtiment pour cultiver ses plants à l'abri des regards indiscrets.
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