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Bénin: une affaire de téléphones introduits en cachette en prison oppose 02 détenus et un policier à la CRIET

Bénin: une affaire de téléphones introduits en cachette en prison oppose 02 détenus et un policier à la CRIET

La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a ouvert, lundi 15 juin 2026, un dossier impliquant deux détenus et un policier dans une affaire de téléphone introduits à la prison civile d'Akpro-Missérété.

La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a ouvert, lundi 15 juin 2026, un dossier impliquant deux détenus et un policier dans une affaire de téléphone introduits à la prison civile d'Akpro-Missérété.

Une affaire de téléphones introduits à la prison civile d'Akpro-Missérété conduit un policier et deux prisonniers devant la CRIET. Le policier est poursuivi sans mandat de dépôt. Les trois prévenus ont comparu, lundi 15 juin 2026, à l’ouverture du procès de cette procédure. 

 

 

Selon l’accusation, alors qu'un prisonnier devait aller recevoir des soins au Centre hospitalier départemental de Porto-Novo, n un de ses camarades de cellule l'a sollicité pour lui récupérer un colis à ramener en prison. D'après les déclarations du prisonnier malade, le policier poursuivi aurait aidé à récupérer ledit colis pour le faire entrer à la prison. 

 

 

De supposées promesses d'argent 

 

A trois jours du rendez-vous médical au Centre hospitalier départemental (CHUD) de Porto-Novo, un collègue détenu s’est approché de lui. Il a expliqué que le collègue l’a sollicité pour lui ramener un colis à l’intérieur de la prison contre une somme de 500 000 FCFA. 

 

 

Le prisonnier demandeur du service lui aurait également fait savoir que le policier qui va l’accompagner à son rendez-vous médical se chargera de lui remettre le colis. Et contre ce service, le policier devait recevoir en contrepartie de 300 000 FCFA. Le détenu malalade a déclaré qu’il avait déjà reçu toute la somme destinée au policier à la veille de son rendez-vous médical. 

 

 

Une fois à l’hôpital, poursuit-il, le policier mis en cause lui aurait transmis un bout de papier. Sur ce bout de papier, le fonctionnaire de police de garde aurait indiqué au détenu malade que le colis était au niveau des toilettes, précisément derrière les WC. 

 

 

Le principal prévenu dit avoir récupéré le colis qu’il a dissimulé dans une grande radio. Pendant sa visite médicale, le prisonnier a indiqué avoir reçu son frère à qui il aurait remis de l’argent pour sa femme. Il dit lui avoir remis un billet de 10 000 et ce dernier lui a retourné 5000 FCFA. 

 

 

De retour à la prison, une fouille est effectuée sur les prévenus. Selon le détenu, le policier, qui lui a glissé la note, a tenté de l'aider à échapper à la fouille. Il a déclaré que le policier lui a demandé d’aller déposer rapidement la radio loin de l’endroit des fouilles corporelles avant de revenir dans les rangs. Ce qu’il aurait fait.

 

 

Mais lorsqu'il a repris sa radio, les policiers de garde ont exigé de fouiller l’appareil aussi. Et la découverte du colis a été faite. A l’intérieur du colis bien emballé, il y avait deux paires de téléphones attachées, soit quatre téléphones portables au total. Le prévenu a expliqué qu'il avait reçu comme consigne d'aller planquer le colis à l’infirmerie de la prison. 

 

Une “incohérence” suscite le doute de la Cour 

 

Après avoir écouté le prisonnier supposé missionné, la Cour a relevé une inconstance dans sa déclaration. Le juge lui a demandé de repréciser ce qui était mentionné, selon lui, sur le bout de papier par le policier à l’hôpital. En réponse, le détenu a déclaré que le fonctionnaire de police avait écrit : « les téléphones sont dans les toilettes derrière le WC ». La Cour lui a répliqué qu’il n’avait pas parlé de téléphone en premier mais plutôt de colis. 

 

 

Le représentant du ministère public a fait savoir qu'il est dans le dilatoire. Selon le magistrat, les déclarations du prévenu ne concordent pas à ses dépositions lors de son audition au parquet spécial. « Est-ce que vous vous rappelez que c’est moi qui vous ai pris au défèrement ?», a lancé le premier substitut du procureur spécial au détenu. Le mis en cause a soutenu que le policier avait écrit “téléphones” sur le bout de papier. 

 

 

L’avocat du policier a contesté les déclarations du prévenu qu’il juge accusatrices contre son client. Le conseil a fait la demande à la Cour de convoquer les policiers de garde à la prison au moment de la découverte. Sa demande a reçu un avis favorable. Le juge a confirmé le mandat de dépôt des prévenus à l’exception du policier poursuivi sous convocation. 

 

 

Il a renvoyé la procédure au 20 juillet 2026 pour convoquer les deux policiers ayant procédé à l'interpellation du détenu. La parole sera donné aux deux autres prévenus pour dire leur part de vérité. 

 

 

 

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