Tribunal de Cotonou
Reprise du procès de l'assassinat de Pierre Urbain Dangnivo ce mercredi 8 juillet 2026. A l’ouverture de l’audience qui consacrée à la lecture des pièces, aux réquisitions du ministère et aux plaidoiries des avocats, le président de céans a décidé d’accorder un temps de parole à Grégoire Dangnivo, frère de Pierre Urbain Dangnivo.
A la barre, Grégoire Dangnivo a exprimé a fait des déclarations sur l’assassinat de son grand frère. « Je confirme que le grand frère a été victime d'assassinat politique. Il a dû être sur écoute et son assassinat a été planifié en fonction de ses problèmes personnels », a-t-il déclaré. Le représentant de la famille Dangnivo a souhaité qu'on ne jette plus l’opprobre sur sa famille en insinuant que la disparition est un fait propre à eux comme l'auraient dit des autorités sous le régime Yayi.
Grégoire veut que les auteurs du crime contre son frère l’assument. « Je veux aussi que les auteurs de l'assassinat de mon grand frère prennent leur responsabilité et avouent publiquement », a-t-il appelé à la barre.
"Faute morale" de Houndégnon
Profitant de ce temps de parole que le président de céans lui a accordé, Grégoire Dangnivo est revenu sur les déclarations de l’ancien Directeur général de la police nationale, Louis Philippe Houndégnon. Selon lui, l’ex-patron des flics a commis une "faute morale" pour n’avoir pas révélé ce qu'il savait depuis 2010 que son frère a disparu. Pour Grégoire, ces révélations auraient évité « aux petits frères Alofa et Amoussou de faire 16 ans en prison ».
Le frère de Pierre Urbain Dangnivo soutient que son grand frère ne pouvait pas avoir un boconon sans qu'il ne le sache. « Son boconon est mon boconon et mon boconon est son boconon », a-t-il déclaré. Gregoire a martelé devant les juges du tribunal de Cotonou que « Alofa et Amoussou ne sont pas mêlés à la disparition et à l'assassinat de son grand frère ». Il dit l’avoir su depuis le premier jour où il a vu Alofa et qu’il lui a demandé s’il connaissait son grand frère. La réponse de Alofa était "non", soutient Grégoire.
Après l’intervention de Grégoire Dangnivo, la Cour a lancé la lecture des pièces des accusés.
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