Un spécimen du permis de conduire au Bénin (Image d'illustration )
Depuis quelques jours, la réforme du permis de conduire alimente les discussions sur les réseaux sociaux et dans les auto-écoles. Beaucoup s’interrogent sur les nouvelles conditions d’obtention du document. À l’Agence nationale des transports terrestres (ANaTT), on parle plutôt d’une mise à niveau devenue nécessaire.
Dans un entretien accordé à Banouto, Auguste José-Marie Adjovi, Directeur des études, de la réglementation et du contrôle (DERC), explique que le gouvernement a engagé depuis 2021 un vaste chantier de modernisation du système de permis de conduire. « L'objectif est de garantir que chaque conducteur ayant obtenu son permis possède effectivement les connaissances théoriques et les compétences pratiques indispensables à une conduite responsable », explique-t-il.
Selon lui, l’ancien cadre réglementaire ne correspond plus aux réalités du moment. « L’arrêté de 2015 portant obtention des permis de conduire ne répond plus aux réalités actuelles », affirme-t-il. Il rappelle qu’aujourd’hui, un candidat à l’examen pratique est essentiellement évalué sur le créneau, un critère jugé insuffisant pour apprécier l’ensemble des aptitudes nécessaires à la conduite.
La réforme intègre aussi les évolutions technologiques. Le permis biométrique, la digitalisation des procédures et l’usage d’outils numériques lors des examens font désormais partie du nouveau dispositif. Après plusieurs études et concertations avec les acteurs du secteur, le gouvernement a adopté le 26 mai 2026 un nouvel arrêté fixant les conditions d’obtention du permis de conduire en République du Bénin.
Au-delà de la polémique, l’enjeu affiché par les autorités reste la sécurité routière et la reconnaissance d’un permis considéré comme plus fiable et plus crédible.
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