Manifestation de la CGT en France (Photo d'illustration)
Salaires, conditions de travail, effectifs et avenir des services publics. La mobilisation se prépare depuis plusieurs semaines. Dans un communiqué intitulé « Toutes et Tous mobilisé·e·s le 29 septembre 2026, ensemble, arrêtons les ! »,la Confédération générale des travailleurs (CGT) appelle les agents publics à se réunir, débattre de leurs revendications et participer à une « journée massive de grève et de manifestations ».
La journée de mobilisation doit ainsi permettre aux syndicats de faire entendre leurs revendications sur les salaires, les conditions de travail, les effectifs et les moyens accordés aux services publics.
Le syndicat ouvre son communiqué sur une dénonciation virulente de la politique gouvernementale. Selon la CGT, « celles et ceux qui gouvernent [...] ne cessent de détruire les services publics, la fonction publique, les agent·es publics ».
Le budget au cœur de la contestation
Pour la CGT Fonction publique, les choix budgétaires du gouvernement sont au cœur du problème. Le syndicat oppose les dépenses consacrées à la défense et les aides aux entreprises aux économies annoncées dans les politiques publiques.
La centrale syndicale évoque notamment 415 milliards d’euros de crédits prévus par la loi de programmation militaire, auxquels « 36 milliards d’euros viennent d’être ajoutés ». Elle affirme également que 211 milliards d’euros sont alloués chaque année aux entreprises, selon elle « sans contreparties, ni évaluation ni contrôle ».
Dans le même temps, la CGT dénonce des gels et annulations de crédits pouvant atteindre « 8 et même 10 milliards d’euros ». Pour le syndicat, ces choix se traduisent par « toujours moins de politiques publiques, de services publics et d’agent·es publics ». La CGT estime que les premières victimes sont les citoyens et les usagers, dont les droits seraient de moins en moins garantis.
Autre motif de mobilisation, les rémunérations. La CGT dénonce notamment le gel pluriannuel de la valeur du point d’indice, l’arrêt du versement de l'indemnité de garantie individuelle du pouvoir d'achat, le jour de carence et la baisse de 10 % de la rémunération versée aux agents en congé maladie ordinaire.
Le syndicat affirme que, sur 25 ans, « le point d’indice a perdu de l’ordre de 30 % de sa valeur ». La CGT parle également de « smicardisation » de la fonction publique. Elle avance le chiffre de 862 000 agents publics percevant depuis le 1er juin 2026 une indemnité différentielle pour atteindre le niveau du Smic, contre 356 000 auparavant.
Pour le syndicat, « Trop, c’est trop ! »
Quelles revendications ?
La CGT Fonction publique demande une autre politique salariale. Parmi ses revendications figure notamment « l’augmentation immédiate et significative de la valeur du point d’indice » ainsi que son indexation sur l’inflation.
Le syndicat réclame également la refonte des grilles indiciaires, l’égalité salariale entre les femmes et les hommes, le rétablissement à 100 % des rémunérations pendant les congés maladie ordinaires et l’abrogation du jour de carence.
La CGT demande par ailleurs la création d’emplois de fonctionnaires « partout où c’est nécessaire » et la titularisation des contractuels.
Dans son communiqué, le syndicat lance un appel à l’action : « Ensemble, par la grève et dans les manifestations, le mardi 29 septembre, imposons d’autres choix ! ».
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