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Sécurité des patients au Bénin : pourquoi les 3es Journées scientifiques hospitalières sont indispensables

Sécurité des patients au Bénin : pourquoi les 3es Journées scientifiques hospitalières sont indispensables

À Cotonou, professionnels de santé, experts et partenaires ont placé la sécurité des patients au centre des débats. À l’ouverture des 3es Journées scientifiques hospitalières, ce mercredi 26 août 2026 à Cotonou, cinq idées fortes se dégagent.

À Cotonou, professionnels de santé, experts et partenaires ont placé la sécurité des patients au centre des débats. À l’ouverture des 3es Journées scientifiques hospitalières, ce mercredi 26 août 2026 à Cotonou, cinq idées fortes se dégagent.

Photo de famille des acteurs de la santé ayant pris part à l'ouverture des 3es Journées scientifiques hospitalières, ce mercredi 26 août 2026 à Cotonou

Photo de famille des acteurs de la santé ayant pris part à l'ouverture des 3es Journées scientifiques hospitalières, ce mercredi 26 août 2026 à Cotonou

Soigner ne suffit plus : il faut aussi garantir que les soins ne causent pas de préjudice évitable. C’est le fil rouge de la cérémonie d’ouverture des 3es Journées scientifiques hospitalières du Bénin, ouvertes le mercredi 26 août 2026, au Palais des Congrès de Cotonou. Organisées par le Conseil national de la médecine hospitalière (CNMH), avec le soutien de l’OMS et d’autres partenaires, ces journées se poursuivent jusqu’au 28 août autour d’un thème qui touche au cœur de la pratique médicale : « La sécurité des patients, un impératif pour l’amélioration de la qualité des soins au Bénin ».

 

 

La sécurité, une obligation et non une option

 

Dès son intervention, Christiane Aguemon, présidente du comité scientifique, a posé le cadre. La sécurité des patients « constitue avant tout une obligation éthique, morale et professionnelle ». Chaque personne qui entre dans un établissement de santé y confie ce qu’elle a de plus précieux : sa vie et sa santé.

 

Cette responsabilité commande donc vigilance, compétence et organisation. Bonne identification du patient, hygiène des mains, surveillance des médicaments, sécurité des actes : les gestes du quotidien sont au cœur de la prévention.

 

 

Faire des erreurs une source d’apprentissage

 

Le risque zéro n’existe pas en médecine. En revanche, les établissements peuvent mieux anticiper les risques et apprendre des événements indésirables. Pour Marcel Zanou, président du CNMH, ces journées doivent permettre aux professionnels d’examiner leurs pratiques « sans fard et avec rigueur ».

 

L’objectif est moins de désigner des coupables que de comprendre les défaillances et de corriger les systèmes. Les échanges porteront notamment sur la gestion des risques hospitaliers, la sécurité périopératoire, la radioprotection, la périnatalogie et les apports de l’intelligence artificielle.

 

 

Le Bénin passe des principes aux mécanismes de contrôle

 

Le pays dispose désormais d’un cadre réglementaire consacré à la sécurité des patients. Le Dr Lucien Dossou-Gbété, président de l’Autorité de régulation du secteur de la santé (ARS), a présenté « La sécurité des patients, parlons-en », lors de la conférence inaugurale. Il s'agissait de passer en revue ce dispositif déployé avec le ministère de la Santé, ses premières évaluations et les difficultés rencontrées.

 

Le Dr Jean-Claude Lodjo, représentant du ministère de la Santé et point focal sécurité des patients, a rappelé que 150 établissements ont déjà été évalués entre décembre 2025 et janvier 2026. Le renforcement du nombre d’évaluateurs externes, intervenu en juillet 2026, doit permettre d’élargir cette démarche, a-t-il assuré.

 

 

Une responsabilité qui concerne tout le monde

 

Pour l’OMS, la sécurité des patients ne peut être portée par les seuls médecins. Infirmiers, techniciens, administratifs, responsables d’établissements, autorités publiques, universitaires, partenaires et patients ont chacun un rôle à jouer. « Car aucun acteur ne peut, à lui seul, garantir la sécurité des patients », a insisté Dr Sonia Marie Ouédraogo, au nom du représentant résident de l’OMS au Bénin.

 

L’organisation rappelle également que les préjudices liés aux soins restent un problème mondial majeur. D’où la nécessité de renforcer la prévention des infections, la gestion des risques, les compétences et l’engagement des patients.

 

 

Des journées attendues sur le terrain

 

Au-delà des communications scientifiques, les organisateurs veulent surtout faire émerger des réponses applicables dans les hôpitaux béninois. Les contraintes sont connues : charge de travail, disponibilité des ressources humaines, maintenance des équipements et nécessité d’adapter les modèles aux réalités locales.

 

Au fond, le message de cette ouverture tient en quelques mots : la qualité des soins commence par la sécurité de ceux qui les reçoivent. Ces trois jours d'atelier vont permettre de transformer les constats et les recommandations en pratiques durables, car, comme l’a rappelé l’OMS, le principe est de « ne pas nuire ». 

 

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