Des bénéficiaires du programme "Elles s'autonomisent". Ph: Banouto , le 15 octobre 2026
“Elles s'autonomisent”, un programme pensé pour contribuer à l’autonomisation de 30 femmes et jeunes filles. Il est organisé par l’Envol, un espace tech et incubateur dédié à l’économie sociale et solidaire et à l’entrepreneuriat numérique féminin.
Le programme vise à former 30 créatrices à l’entrepreneuriat dans les métiers de la mode, de la beauté et de l'artisanat.
La cérémonie inaugurale, du 15 octobre 2026, ouvre un parcours intense qui se poursuivra jusqu'au 7 novembre 2026. Dans les détails, les formations se dérouleront de 9h à 17 h jusqu'au 31 octobre 2026. Il s’en suivra une exposition-vente des réalisations faites par les bénéficiaires.
Victoria est l’une des 30 bénéficiaires du programme "Elles s'autonomisent". Elle a opté pour la formation en teinture de l'indigo et en pédicure-manucure. «C'est vraiment une très grande opportunité pour moi de participer à ce programme», a-t-elle indiqué à Banouto.
Colombe, promotrice d'une structure de commercialisation des produits locaux, fait aussi partie des bénéficiaires. Elle suivra une formation en teinture de l'indigo et en confection de sacs. Elle dit être «très fière» de participer à ce programme qui lui permettra d'avoir une autre corde à son arc.
La cérémonie inaugurale a été marquée par deux communications et deux panels. Les communicateurs ont recommandé trois actions à mettre en œuvre dans le processus de l'autonomisation.
La première consiste à oser une action. Pour cela, il faut éviter la procrastination et se lancer. La deuxième action consiste à renforcer une compétence. «Si tu n’as pas de compétences, il faut apprendre. N’aie pas honte de demander même à plus jeune que toi», recommandent les communicateurs. Faire grandir une autre personne est la troisième action recommandée par les communicateurs.
Regards croisées, des choses à savoir sur la voie de l'autonomisation
L'un des panels a porté sur le thème “L'autonomisation des femmes, les hommes en parlent”. Modéré par Emeline Amoussou, coach en entrepreneuriat féminin et co-fondatrice de L'Envol, ce panel a permis à trois hommes panélistes de partager avec l’assistance ce qu'ils font ou ont fait pour soutenir des femmes de leur entourage. Il a permis de mettre un accent particulier sur le rôle des hommes dans l’autonomisation des femmes.
Ifêdé Sylvain Djagbo, économiste, gestionnaire de projets et directeur de Job Booster Bénin, a insisté sur l’importance de mieux se connaître avant de s’engager dans une relation. « Personne ne fera le meilleur choix de conjoint pour vous », a-t-il déclaré, invitant les jeunes filles à prendre le temps de construire leur parcours ensemble avec leur conjoint.
Il a également appelé les hommes à s’adapter à l’évolution de leur partenaire. « L’homme évolue et les besoins évoluent, les objectifs et caractéristiques aussi évoluent », a-t-il expliqué. Selon lui, vivre avec une femme devenue autonome exige de revoir certaines habitudes et de lui accorder davantage de liberté.
De son côté, Kamile Loko, développeur web et mobile, consultant en stratégie digitale et cofondateur de BeniLab, a mis l’accent sur les valeurs religieuses dans le couple. Pour lui, l’autonomie d’une femme ne doit pas être perçue comme une menace pour son conjoint, à condition que la relation repose sur des valeurs communes et la crainte de Dieu.
Bino Datondji, entrepreneur, artisan, formateur et fondateur des Ateliers Betsaleel et de Lab Store, a, quant à lui, abordé la question des relations toxiques. Il a conseillé aux personnes confrontées à ce type de situation de quitter leur foyer lorsque la relation devient toxique.
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