Samuel Eto'o, ex-joueur du Barcelone
Le long bras de fer entre Samuel Eto’o et l’administration fiscale espagnole connaît un nouveau tournant favorable à l’ex-footballeur camerounais. Selon le quotidien catalan Sport, dans une décision rendue le 22 avril 2026, le Tribunal national d’Espagne a donné raison à l’ancien attaquant du FC Barcelone en annulant les sanctions fiscales qui pesaient sur lui depuis plusieurs années. Cette décision remet en cause les conclusions de deux juridictions administratives qui avaient validé les redressements opérés par le fisc espagnol.
Au cœur du dossier figurent des revenus tirés de l’exploitation des droits à l’image de Samuel Eto’o durant l’année fiscale 2005. L’administration estimait que les sommes perçues dans le cadre de contrats conclus notamment avec l’équipementier Puma et le FC Barcelone auraient dû être déclarées comme revenus de capitaux mobiliers dans sa déclaration personnelle. Elle lui reprochait également d’avoir utilisé plusieurs structures sociétaires dans la gestion de ces revenus.
Les juridictions administratives de Catalogne puis le Tribunal économique et administratif central avaient donné raison au fisc, ouvrant la voie à un redressement assorti d’intérêts et d’une lourde pénalité. La somme réclamée dépassait alors 900 000 euros (près de 6 millions FCFA).
Une procédure jugée hors délai
Saisie du dossier, la quatrième chambre du Tribunal national a finalement annulé l’ensemble des décisions contestées ainsi que les actes de liquidation et de sanction liés à l’impôt sur le revenu de l’année 2005.
Les magistrats ont considéré que l’administration fiscale avait dépassé les délais légaux prévus pour mener son contrôle. Selon la décision, les autorités n’ont pas apporté d’éléments suffisants permettant de justifier les prolongations de procédure invoquées.
Cette analyse conduit la juridiction à constater la prescription du dossier pour l’exercice concerné. Samuel Eto’o est ainsi dispensé du paiement des montants réclamés, comprenant plus de 409 000 euros (près de 3 millions FCFA) d’impôts et d’intérêts, ainsi qu’une pénalité correspondant à 125 % du redressement initial.
La décision demeure toutefois susceptible d’un recours, laissant ouverte la possibilité d’un nouvel épisode judiciaire dans cette affaire qui dure depuis plusieurs années.
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