Spectacle " A fon de cirk " à l'Institut français du Bénin
« Ouiiiiiiii ! ». Le public, et massivement les enfants, a donné en chœur un acquiescement strident et long pour exprimer combien il a été comblé au Cabaret "A fon de cirk". Le spectacle de cirque donné en ouverture de saison vendredi 08 janvier à l’institut français du Bénin a été chargé d’instants de rire aux éclats.
Tout au long de la soirée enivrante, des numéros cocasses se sont succédés avec les circassiens de l’association Serious Road Trip de Besançon (France) et de l’école Circo Bénin qui ont monté le projet « A fon de cirk ». Tours de magie, jongleries et clowneries ont servi à amuser le public.
Pour faire rire enfants et adultes à la fois, les comédiens ont dû aller chercher les stimuli à travers des personnages vaudevillesques qu’ils ont incarnés. Sans parler des accoutrements simples mais loufoques faits de pull-over sur culotte et de bonnet ou casquette, les enfants ont pu voir des tours de magie de foulards qui passent d’une poche à une autre par enchantement et entendu des crépitements de brillantines déversées par terre. Difficile de résister au rire face à des adultes qui font des mimiques de bambins ou des facettes de personnages étonnés, surpris, fâchés ou s’adonnant à des danses bizarres. Et lorsqu’on se retrouve face à un père de famille qui se met maillot de gym de jeune fille, se pointe devant vous comme dans une compétition de jeux olympiques et s’adonne à des tableaux de saut de cabris, roule du ruban et s’enroule lui-même, il y a de quoi se lâcher.
Spectacle " A fon de cirk " à l'Institut français du Bénin
Les numéros, aussi cocasses qu’ils soient, traduisent aussi des thématiques comme si le ludique et le pédagogique fusionnait. Il y a ce numéro des sommeilleuses. Ces deux jeunes femmes plongées dans un sommeil de mort qui se sont faites transporter, déposer sur une table, manipuler comme des objets sans pour autant qu’elles se réveillent. Quand on les voit s’écrouler mollement comme des êtres désossés, on s’interroge sur l’état de l’humain pendant le sommeil profond. Mais, attention, lorsqu’on dort jusqu’à s’oublier, on finit dans une valise comme l’une des deux circassiennes qui a été rangée dans une valise telle ses propres habits. Avec cette même paire de comédiennes, on a aussi traité de l’ordre, du rangement des affaires qui ne sont pas toujours le propre des enfants.
Spectacle " A fon de cirk " à l'Institut français du Bénin


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