Archives

Transition au Mali : les militaires et les leaders civils divisés sur l'après IBK

Transition au Mali : les militaires et les leaders civils divisés sur l'après IBK

Au Mali, la junte militaire et le mouvement du M5-RFP sont à couteaux tirés sur la gestion de la transition après le renversement du président Ibrahim Boubacar Keïta le 18 août 2020.   

Au Mali, la junte militaire et le mouvement du M5-RFP sont à couteaux tirés sur la gestion de la transition après le renversement du président Ibrahim Boubacar Keïta le 18 août 2020.   

Image

Qui pour assurer l'après IBK au Mali ? C'est la question qui se pose plus de trois semaines après le départ de l'ex-président malien. Si le Conseil national pour le salut du peuple (CNSP) a désigné le colonel Assimi Goïta comme chef de l'État, le mouvement M5-RFP souhaite une transition dirigée par un civil.

Selon RFI, les dernières assises entre les militaires et les civils n'ont pas permis de trouver un terrain d'entente sur la personnalité devant diriger la transition. Malgré les pressions de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'ouest (CEDEAO) qui donne jusqu'au 15 septembre à la junte pour confier la transition à un civil, les militaires estiment qu'ils devraient diriger le pouvoir jusqu'aux prochaines élections. Un avis que ne partage pas certains membres du mouvement M5-RFP. Ils affirment que l'armée n'a fait qu'achever l'œuvre commencée par le peuple malien en renversant Ibrahim Boubacar Kéïta. 

De nouvelles concertations, précise RFI, sont prévues pour la journée du jeudi 10 septembre 2020. Elles devraient permettre à la junte et au Mouvement du 5 juin- Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) de trouver un terrain d'entente sur la gestion de la transition. Dans un entretien accordé à France Inter, mardi 09 septembre 2020, l'imam Dicko, acteur des mouvements de contestation contre le régime de IBK, a demandé aux militaires de tenir parole en laissant la transition à un civil.