Devenu homme influent du Mali peu avant la démission du président Ibrahim Boubacar Kéïta, l’Imam Dicko exhorte la junte militaire à respecter ses engagements. Dans un entretien diffusé le 8 septembre 2020 sur France Inter, il appelle les militaires au pouvoir de ne pas tomber dans ce qu’il qualifie « des arrangements ».
« Je leur demande de respecter leur serment et de ne pas penser que le peuple malien va encore, après toute cette lutte, se laisser entraîner dans des arrangements où l’on se partagerait des postes. Il faut bannir ces comportements », a affirmé l’Imam Dicko.
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Et pour cause, l’autorité morale du mouvement M5-RFP fait remarquer que le Mali est « à un tournant, où il faut poser les jalons d'un régime futur, qui va constituer une rupture avec la corruption endémique, un système dans lequel la population malienne manque de tout, de l'éducation à la santé, cette misère noire dans laquelle les gens vivent».
Le pouvoir au peuple
Sur la question de la transition actuellement sur la table des discussions entre la junte militaire, les partis politiques et la société civile, l’Imam Dicko est formel. « Je privilégierais un civil », confie-t-il. Pour lui, choisir un militaire pourrait contribuer à la dégradation des relations du Mali avec la communauté internationale. «Je ne souhaite pas que l'on se mette dans une situation qui nous mette en porte-à-faux avec la communauté internationale », a-t-il expliqué.
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« Je ne les ai pas salués pour qu’ils viennent s'accaparer le pouvoir et nous imposer un pouvoir militaire, pas du tout », a insisté l’Imam Dicko faisant référence aux louanges formulés à l’endroit de la junte dirigée par Assimi Goïta.
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