Présidentielle 2021 Bénin : le parrainage ne pose aucun problème à Martin Assogba
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Directeur exécutif de l’ONG ALCRER, importante organisation de la société civile au Bénin, Martin Assogba est favorable au parrainage des candidats à l’élection présidentielle de 2021.
A quelques mois de l’élection présidentielle, Martin Assogba donne sa position sur le parrainage des candidats prévu dans le nouveau code électoral. Le Directeur exécutif de l'Association de lutte contre le racisme l'ethnocentrisme et le régionalisme (ALCRER), connu pour sa verve dans la défense des principes démocratiques, estime que la disposition sur le parrainage ne pose aucun problème.
« Le parrainage peut rester tel que cela est », a affirmé Martin Assogba au micro de nos confrères Cristal news, lundi 21 septembre 2020.
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L'article 132 du code électoral en vigueur au Bénin dispose que : « Nul ne peut être candidat aux fonctions de président de la République ou de vice-président de la République s’il n’est dûment parrainé par un nombre de députés et/ou de maires correspondant à au moins 10% de l’ensemble des députés et des maires».
Disposition « mortifère »
Depuis l’adoption de cette loi électorale en novembre 2019, elle ne cesse de susciter moult débats dans l’opinion publique. Lors d’un entretien accordé à Sikka TV en novembre 2019, le constitutionnaliste et opposant au régime Talon, Joël Aïvo avait qualifié la disposition sur le parrainage de « mortifère ». Pour le professeur de droit, cette disposition constitue un recul démocratique.
« Le parrainage, conduira notre pays une nouvelle fois dans une zone de turbulence, parce que c’est un mécanisme d’exclusion, c’est un mécanisme d’érosion du pluralisme, c’est un mécanisme destiné à empêcher la compétition », avait-t-il averti.
Réunies au sein du mouvement : «Laissez-moi choisir 2021 », dix organisations de la société civile demandent au président Patrice Talon et à l’Assemblée nationale, la suppression urgente du parrainage avant l'élection présidentielle de 2021. Dans un plaidoyer lancé début septembre 2020, elles soutiennent que le parrainage, en l'état actuel et compte tenu des circonstances de son adoption, est «un potentiel élément déclencheur de violences lors de la présidentielle».
Sur la question, le gouvernement de Patrice Talon semble inflexible. «Nous répétons que le parrainage, quelle que soit la doctrine que l’on veut adopter, quelle que soit l’école dont on est issu, est un critère admis par les grandes démocraties, des démocraties anciennes », a déclaré Alain Orounla, porte-parole du gouvernement, mercredi 16 septembre 2020 en marge du point de presse du conseil des ministres.
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