societe

CRIET : le policier Delcoz Kindjanhoundé livre les 4 raisons de son appel à la révolte

CRIET : le policier Delcoz Kindjanhoundé livre les 4 raisons de son appel à la révolte

Poursuivi à la CRIET, le policier Delcoz Kindjanhoundé a dressé les raisons de la diffusion d’une vidéo appelant les Béninois au soulèvement contre le régime de Patrice Talon au lendemain du coup d’État déjoué. Il a comparu, à nouveau, devant le juge de la Cour spéciale, lundi 20 avril 2026.

Poursuivi à la CRIET, le policier Delcoz Kindjanhoundé a dressé les raisons de la diffusion d’une vidéo appelant les Béninois au soulèvement contre le régime de Patrice Talon au lendemain du coup d’État déjoué. Il a comparu, à nouveau, devant le juge de la Cour spéciale, lundi 20 avril 2026.

Delcoz Kindjanhoundé, commissaire de police poursuivi à la CRIET

Delcoz Kindjanhoundé, commissaire de police poursuivi à la CRIET

Nouvelle audience dans le dossier du policier Delcoz Kindjanhoundé à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Le fonctionnaire de police a comparu, lundi 20 avril 2026, devant la CRIET dans sa procédure judiciaire suite à la diffusion d’une vidéo dans laquelle il a appelé les Béninois à se soulever contre le régime de Patrice Talon. C’était au lendemain du coup d’État déjoué du dimanche 7 décembre 2025.

 

Commissaire de police en fonctions dans la commune d’Abomey-Calavi, au moment des faits, le prévenu est poursuivi pour « harcèlement via internet, incitation à la haine, incitation à la rébellion et détention d’arme à feu ». Il est reproché à l’agent de police d’avoir soutenu les militaires du coup d’État déjoué contre Patrice Talon, à travers une déclaration diffusée dans une vidéo.

 

Le mis en cause a plaidé coupable à l’ouverture de son procès. Il a reconnu avoir réalisé et diffusé sur les réseaux sociaux la vidéo incriminée. Mais selon lui, il a bien de raisons de le faire.

 

Lors de la première audience de son procès, le policier avait tenté de justifier son action par quatre raisons. Il avait évoqué une première et le président des céans lui avait demandé de réserver le reste pour pour l’audience de ce lundi 20 avril 2026.

 

Convoqué devant le juge, Delcoz Kindjanhoundé a fait part des quatre raisons à la Cour. Le prévenu a pris la peine de rédiger les quatre raisons qui ont motivé sa vidéo appelant les Béninois à la révolte.

 

N’ayant constitué un avocat pour sa défense, le policier s’est, lui-même, chargé de transmettre les copies des documents à la Cour. Après la réception des documents, la Cour a renvoyé le dossier au 15 juin 2026, pour d’éventuelles observations du ministère public sur le contenu du document. Le policier avait expliqué avoir appelé, dans sa vidéo, le peuple béninois à une révolution en qualité de simple citoyen. « Vous étiez en tenue, est-ce que c’est ce que vous appelez qualité de simple citoyen ? », lui a adressé le président des céans, le 9 février 2026. "C’est possible dans une certaine mesure", a répondu le prévenu.

 

Le policier a évoqué, lors de cette précédente audience, sa première raison. Il a déclaré être tracassé par "l’âme des morts". « J’étais envoyé au front  fin 2023. J’ai vu des camarades mourir, des hommes tombés sous des balles », avait-il déclaré à la barre.

 

Les débats vont se poursuivre dans le dossier à la prochaine audience.   

0 commentaire

0 commentaire