Archives

Adhésion de Boni Yayi au parti «Les Démocrates» : les justifications de l'ancien Président du Bénin

Adhésion de Boni Yayi au parti «Les Démocrates» : les justifications de l'ancien Président du Bénin

L’ancien président Boni Yayi confirme son appartenance et explique les raisons de son militantisme après dix années de gouvernance à la tête du pays.  

L’ancien président Boni Yayi confirme son appartenance et explique les raisons de son militantisme après dix années de gouvernance à la tête du pays.  

boni-yayi-les-democrates

Boni Yayi est bel et bien militant du parti Les Démocrates. Dans un message de réponse à l’interview du chef de l’Etat Patrice Talon à Jeune Afrique, l’ancien président d’honneur des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) a confirmé son appartenance au parti Les Démocrates, un part de l’opposition présidé par l’ancien député Eric Houndété. Boni Yayi, en rappelant les valeurs qui a toujours défendu, a expliqué le pourquoi de son engagement pour le militantisme.

« J’ai fait l’option conformément à la constitution de militer dans le parti «  les Démocrates » pour le retour de notre démocratie, de l’Etat de Droit et du respect des Libertés Fondamentales, gage de notre marche vers la Bonne gouvernance de nos affaires, laquelle détermine, la paix, la stabilité, la sécurité de tous, le développement et la prospérité partagée », a-t-il déclaré.

L’ex-président s’offusque la gestion qui faite du pays par l’actuel régime. « Je ne crois pas aux réformes personnelles qui instaurent la dictature et les conflits d’intérêts au sommet de l’Etat au profit d’une minorité, qui esclavagiste le Peuple », a-t-il indiqué. Pour lui, «  toute réforme sérieuse suppose la concertation, la co-construction et la codécision pour produire des fruits à court et long terme ».

Boni Yayi explique que toute réforme bien murie doit obéir à certaines orthodoxies de gouvernance. « Les réformes doivent s’inscrire dans un cadre institutionnel comprenant les mesures, les règles, les organes de surveillance ou de contre-pouvoir, des organes d’informations et des organes de décision », a fait remarquer l’ancien président pour dénoncer la gouvernance de Patrice Talon.