Archives

Mali: le président Bah N’Daw décrète la dissolution du CNSP

Mali: le président Bah N’Daw décrète la dissolution du CNSP

Au Mali, le président de la transition a décrété la dissolution du Comité national pour le salut du peuple. 

Au Mali, le président de la transition a décrété la dissolution du Comité national pour le salut du peuple. 

bah-ndaw-mali

Bah N'Daw, président de la transition au Mali

 

Le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) dissout au Mali. La décision a été prise par le président de la transition Bah N’Daw. Selon Jeune Afrique, la dissolution a été décrétée le 18 janvier 2021. Mais précise le média panafricain, le décret n’a pas encore été publié au journal officiel. Ce comité né juste après le renversement du régime de l’ex-président Ibrahim Boubacar Kéïta en août 2020 ne devait plus exister depuis la mise en place d’un gouvernement de transition. Mais le CNPS est resté malgré la prise de fonction par les personnes désignées pour conduire la transition.

Lors de leur dernière session par visioconférence, les Chefs d'Etat et de gouvernement de la CEDEAO ont appellé au Mali à respecter ses engagements. La conférence des Chefs d'Etat avait exigé la dissolution immédiate du CNSP. 

L’occasion de 58e sommet a été pour Bah N’Daw de faire le point de la mise en place de la feuille de route à ses homologues de la Communauté. Ensuite s’en est suivi le rapport de la médiation de la CEDEAO dirigée par l’ancien président nigérian Goodluck Jonathan. C’est après cela que les dirigeants de l'institution sous régionale ont décidé de hausser le ton.

Selon RFI, les chefs d’Etats ont demandé « le respect scrupuleux de la feuille de route, le respect du calendrier de la mise en place de tous les organes, et surtout une priorité, la dissolution du CNSP, le Comité national pour le salut public ». C’est l’une des clauses de la charte de transition retenue par les deux parties lors de la crise née au lendemain du putsch militaire conduit par le colonel Assimi Goïta. Selon RFI qui rapporte la charte, l’élection président devrait se tenir dans 14 mois, mais ne bouge même après l’installation du gouvernement de transition.