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Présidentielle 2021 au Congo: l’église catholique empêchée d’observer le scrutin

Présidentielle 2021 au Congo: l’église catholique empêchée d’observer le scrutin

Au Congo Brazaville, les évêques ne pourront pas observer la présidentielle du 21 mars 2021. La conférence épiscopale dit avoir reçu un courrier du ministère de l’Intérieur lui notifiant qu’elle n’a pas son quitus pour l’observation de ce scrutin.

Au Congo Brazaville, les évêques ne pourront pas observer la présidentielle du 21 mars 2021. La conférence épiscopale dit avoir reçu un courrier du ministère de l’Intérieur lui notifiant qu’elle n’a pas son quitus pour l’observation de ce scrutin.

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Elections au Congo 

 

L’église catholique privée d’observation électorale au Congo. Selon RFI, la conférence épiscopale du a reçu un courrier du ministère congolais de l’Intérieur lui notifiant qu’elle n’est pas autorisée à observer le scrutin du dimanche 21 mars 2021. Une décision que dénonce l’épiscopat qui dit ne rien comprendre. « Nous ne comprenons pas ce refus d’observer une élection à une église qui est présente dans le pays et qui est une partie importante de la société civile. Nous ne comprenons pas », fustige le Père Félicien Mavoungou, coordinateur national de la Commission épiscopale « Justice et Paix » au Congo-Brazzaville.

Selon le prêtre, le récépissé spécifique que réclame me ministère de l’intérieur pour l’observation électorale n’a jamais fait objet de discussion. « On n’en a jamais parlé, nous ne connaissons pas un seul cas d’ONG qui détiendrait un récépissé pour l’observation électorale », fait-il savoir. L’homme de Dieu et ses pairs se disent « surpris » par ce refus et s’interrogent sur les raisons qui pourraient l’expliquer.

« Est-ce que c’est à dessin, est-ce que c’est lié aux prises de paroles des évêques ? », se demande le Père Félicien Mavoungou. Il y a quelques semaines, les évêques congolais ont exprimé leur inquiétude et émis des réserves sur la transparence de la présidentielle en cours. « Peut-être que c’est le prétexte qui est trouvé pour ne pas nous donner la possibilité d’observer les élections », suppose le prêtre catholique.

Prévue pour le dimanche 21 mars prochain, la présidentielle congolaise oppose sept (7) candidats dont le président sortant Denis Sassou Nguesso qui cumule 36 ans au pouvoir. Parmi les adversaires du président sortant se trouve Mathias Dzon, son ex-ministre des Finances entre 1997 et 2002. Guy-Brice Parfait Kolélas, sorti 2e à la présidentielle de 2016 est également candidat à cette élection. Le député Joseph Kignoumbi Kia Mboungou, l'ex-officier de l'armée Albert Oniangué, l'inspecteur des douanes Anguios Nganguia Engambé et Dave Mafoula sont les autres candidats à la succession de Denis Sassou Nguesso.