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Twitter suspendu au Nigéria pour avoir supprimé un tweet du Président Buhari

Twitter suspendu au Nigéria pour avoir supprimé un tweet du Président Buhari

Vendredi 4 juin 2021, le gouvernement nigérian a annoncé la suspension du réseau de microbloging Twitter a rapporté Rfi et l’Agence France Presse.

Vendredi 4 juin 2021, le gouvernement nigérian a annoncé la suspension du réseau de microbloging Twitter a rapporté Rfi et l’Agence France Presse.

muhammadu-buhari-twitter-suspendu-nigeriaMuhammadu Buhari

Le réseau social Twitter est suspendu par le gouvernement nigérian pour une durée indéterminée. L’information est relayée par les médias nigérians Ait et Seu Okin Channel TV sur Twitter vendredi 4 juin 2021. Cette décision du gouvernement nigérian de suspendre indéfiniment les opérations de Twitter dans le pays fait suite à la suppression du réseau  social d’un tweet du président Buhari. Mercredi 3 juin 2021, le président nigérian a tenu des propos en référence à la guerre du Biafra.

Entre 1967 et 1970, le Nigéria a été secoué par une guerre civile au sud-est du Biafra, une région pétrolifère. Le 30 mai 1967, le colonel Ojukwu annonce la sécession et la proclamation de la souveraineté de cette partie orientale du Nigéria. Cette proclamation accentuée par la quête de contrôle sur la région pétrolifère du Biafra constitue le casus belli pour la guerre civile nigériane laquelle a coûté la mort à plus d’un million de nigérians. 

 « Ceux d’entre nous dans les champs depuis 30 mois, qui ont traversé la guerre, les traiteront dans la langue qu’ils comprennent. », disait le tweet supprimé de Buhari d’après Reuters. Le président nigérian répondait aux différentes attaques contre les bâtiments gouvernementaux en menaçant les Indigenous People of Biafra (IPOB), les Bannis du Biafra.

Pour le réseau social twitter, ces propos du président Buhari ont violé sa « politique de comportements abusifs ». Le tweet a donc été supprimé et le compte du président suspendu pour 72 heures. La réplique du gouvernement nigérian ne s’est pas fait attendre. Si pour Twitter, les propos du président violent ses politiques, ce n’est pas l’avis du ministre de l’information Lai Mohammed qui affirme que le président est libre de tenir de telles opinions a rapporté Reuters.