Archives

Joël Aïvo: son avocat Ludovic Hennebel dénonce ses conditions de détention

Joël Aïvo: son avocat Ludovic Hennebel dénonce ses conditions de détention

Professeur Ludovic Hennebel, avocat de l’opposant Joêl Aïvo a dénoncé mardi 22 juin 2021 les conditions de détention de son client, arrêté le 15 avril 2021 pour présumé blanchiment de capitaux.   

Professeur Ludovic Hennebel, avocat de l’opposant Joêl Aïvo a dénoncé mardi 22 juin 2021 les conditions de détention de son client, arrêté le 15 avril 2021 pour présumé blanchiment de capitaux.   

Joël Aïvo est déténu dans de mauvaises conditions, selon l'un de ses avocats. Dans un communiqué parvenu à Banouto, le 22 juin 2021, l’avocat de l’opposant et candidat recalé à la présidentielle du 11 avril 2021, Pr Ludovic Hennebel s’est insurgé contre les « conditions inhumaines », « cruelles et dégradantes » dans lesquelles il est détenu. Pour lui, ces conditions de détention qui seraient loin de respecter les obligations internationales en la matière exposent Joël Aïvo « à un risque certain d’atteinte à sa santé et à son intégrité ». 

Le professeur Ludovic Hennebel apprend que Joël Aïvo serait gardé dans une cellule de 38 détenus parmi lesquels figurent des malades du covid-19. Conséquence, informe l’avocat, l’opposant à Patrice Talon aurait contracté le covid-19. 

L'opposant et  professeur de droit constitutionnel a été arrêté le 15 juin 2021 vers le pont de Togoudo (Godomey). Il est accusé de blanchiment d’argent.

Revenant sur cette arrestation, son avocat Ludovic Hennebel, dans son communiqué du 22 juin 2021, estime qu'« elle est marquée du sceau de l’arbitraire, en ce sens qu’elle est inappropriée, injuste, et bafoue les garanties judiciaires, les principes du raisonnable, de la nécessité et de la proportionnalité ». 

« L’arrestation et la détention de Joël Aïvo sont contraires au droit international des droits de l’homme et le Bénin viole ses obligations internationales en le détenant ainsi », a insisté Me Ludovic Hennebel.  

Il a, pour finir, exigé « la libération immédiate » de son client qui « s'impose non seulement par des considérations de justice mais aussi d’humanité, de bon sens et de conscience ».