Archives

Dubaï Porta Potty : « J’ai tout perdu », témoignage d’une victime de l’exploitation sexuelle

Dubaï Porta Potty : « J’ai tout perdu », témoignage d’une victime de l’exploitation sexuelle

Victime de l’exploitation sexuelle à Dubaï, une Camerounaise revenue au pays après trois mois de maltraitance raconte sa mésaventure.

Victime de l’exploitation sexuelle à Dubaï, une Camerounaise revenue au pays après trois mois de maltraitance raconte sa mésaventure.

b

capture d'une femme Dubaï Porta Potty.

Dubaï Porta Potty. Le thème devenu viral sur les réseaux sociaux renvoie à un scandale sexuel auquel sont livrées des femmes à Dubaï. Dans un entretien accordé à une chaîne de télévision et diffusée sur Facebook,  une Camerounaise ayant été une victime décrit son aventure désagréable.

Partie du Cameroun, son pays pour Dubaï à la quête d’un travail bien rémunéré qu’on lui promettait, elle est revenue dans son pays toute déçue. « Quelqu’un m’a donné le contact d’un Arabe qui vit à Dubaï. Il m’a proposé de venir travailler comme sa secrétaire personnelle.  J’ai fait mes papiers, j’ai payé tous les frais qu’il faut pour voyager » raconte la victime.

Une fois le voyage effectué, poursuit-elle, tout s’est transformé en cauchemar. « Arrivée le monsieur est venu me prendre.Le premier jour il m’a demandé d’appeler ma famille pour leur faire comprendre que je suis bien arrivée, je l’ai fait, il m’a pris mon passeport, mais le lendemain c’était tout autre chose », témoigne la Camerounaise dupée. Elle affirme que l’homme qui devrait être son employeur vendait plutôt les filles dans des maisons et elles étaient traitées comme des exclaves.

Elle devrait tout subir sans opposition par peur de mourir. « Je devrais faire tout ce que le monsieur demande. Je n’avais pas de repos et le monsieur abusait sexuellement de moi.  Il me fouettait avec la ceinture. Je devrais convaincre d’autres femmes d’arriver et une fois qu’elles sont arrivées, on m’enferme dans la chambre. Je ne les voyais même pas, je ne sais pas le sort qu’elles subissent. »

Du rêve au cauchemar

A Dubaï, raconte la victime, c’était la soumission. « Je dois tout faire, tout même si c’est manger du caca je dois le faire. J’ai fini par fuir et je me suis retrouvée en prison. En cellule, j’ai vu plusieurs filles africaines, des filles qui avaient des blessures, des filles enceintes qui ne connaissent même pas le père parce que le cousin, l’oncle abusent d’elles »

L’appel

« J’appelle toutes mes sœurs et tous mes frères à être vigilants, tout ce qu’on nous dit n’est souvent pas vrai. Moi-même j’ai joué ce rôle, je causais avec des filles, je les convainquais. L’image qu’on vous montre n’est pas réelle. Ils font des belles photos. Moi surtout, j’ai tout perdu ce que j’ai investi, tout, je suis au pays, sans emploi » a lancé la victime.

3 commentaires

3 commentaires

Titi
il y a 3 ans
Vous avez recueilli le témoignage où ? On devrait vous enfermer pour des trucs comme ça.
Répondre
AGOSSOU K. PAULIN
il y a 3 ans
C'est triste et très douloureux ! Que Dieu délivre ceux qui sont sous l'emprise de ces gens de mauvaise foi.
Répondre
Amour
il y a 3 ans
Dans cette histoire de porta porty, je comprends encore les filles elle le font avec peine et pas pour l'argent mais pour ne pas mourir c'est triste Mais ce que je comprends pas c'est quel plaisir qq peut trouver a chier dans la bouche d'un autre, c'est plutôt ces hommes la qu'il faut blâmer et décourager a jamais Ils ont perdu leur humanité et ne sont plus normaux, il faut les retirer de la société. Et en principe nos états devraient se lever et exiger des sanctions contre ces hommes là. Au lieu de blâmer les dames, nous devrions plutôt compatir a leur peine
Répondre