Archives

Port de Cotonou: mouvement d’humeur des dockers pour non paiement de salaires

Port de Cotonou: mouvement d’humeur des dockers pour non paiement de salaires

Au Port autonome de Cotonou, des dockers observé une cessation de travail, mardi 28 février 2023, pour dénoncer le non-paiement de leurs salaires. 

Au Port autonome de Cotonou, des dockers observé une cessation de travail, mardi 28 février 2023, pour dénoncer le non-paiement de leurs salaires. 

mouvement-d-humeur-port-autonome-de-cotonou-beninEntrée du Port autonome de Cotonou

Mouvement d’humeur au Port de Cotonou. Dans la matinée du mardi 28 février 2023, des dockers ont observé un mouvement d’humeur. Selon les informations de Banouto, il s’agirait de dockers de l’ex-Société béninoise de manutention portuaire (SOBEMAP).  Ils ont décidé de ne pas travailler. A l’origine de ce mouvement des dockers : une question de non-paiement de leur salaire.

Le Bureau d’embauche unique mis en place au Port autonome de Cotonou par les entreprises de manutention agréées pour la gestion de cette main d’œuvre n’a pas honoré ses obligations vis-à-vis d’eux, dénoncent les dockers manifestants. Depuis plus d’une semaine, apprend-on, le Bureau d’embauche unique n’a pas payé les salaires à cette catégorie d’ouvriers qui chargent et déchargent les navires dans l’enceinte portuaire.

Des difficultés liées à la technologie

Contacté par Banouto, Laurent Faton, administrateur principal du Bureau d’embauche unique, confirme des retards de paiement de salaire de la structure vis-à-vis des ouvriers. Pour les sept premiers de jour de travail, apprend l’administrateur principal, une avance a été payée à certains dockers, les autres ayant refusé. La semaine de travail après (jour 8 au jour 14), les travailleurs ont été payés par virement bancaire. S’agissant du salaire de la période allant du jour 15 au jour 19, « nous avons positionné leur salaire à la banque » pour ceux qui reçoivent leur paiement par virement. La paie de la semaine du 19 au 26 février n’a, elle, pas été libérée.

A en croire Laurent Faton, le non-paiement de salaire aux dockers n’est lié à un problème de liquidité. « Les montants pour payer les salaires, nous les avons », assure-t-il. Selon l’administrateur principal du Bureau d’embauche unique, les retards de paiement sont dus à des « difficultés qui sont liées à la technologie en ce qui concerne le paiement » auxquelles le Bureau a fait face. Il évoque notamment une « panne technique » au niveau de la banque partenaire du Bureau. « Dans la journée d’hier (lundi 27 février 2023, ndlr), nous avons échangé avec la banque qui nous disait que la panne devrait être résolue pour que dans la soirée, les salaires soient positionnés », indique-t-il. Cela, semble-t-il, n’a finalement pas été le cas.

Mais dans la journée de ce mardi 28 février 2023, apprend Laurent Faton, les salaires de la semaine du 15 au 19 février sont positionnés.  L’ordre de virement des salaires du 21 au 26 février 2023, informe l’administrateur principal du Bureau d’embauche, a été donné à la banque pour satisfaire les travailleurs.

« Des mains manipulatrices »

L’administrateur principal du Bureau d’embauche unique pense tout de même que le mouvement d’humeur qui a perturbé un tant soit peu les activités au sein du Port autonome de Cotonou n’est pas que la résultante des retards de salaire. « Je suis en train de voir des mains manipulatrices derrière », a confié à Banouto Laurent Faton.

Pour l’administrateur principal du Bureau d’embauche unique, s’il s’agissait que de questions de paiement, les dockers n’auraient pas mobilisé une télévision et avoir l’attitude qu’ils ont eue. A son analyse, la réforme opérée par les autorités à travers la création du Bureau d’embauche unique n’est pas du goût de certaines personnes qui feraient feu de tout bois pour la voir échouer.  « Quand on est en train de faire une réforme, il peut toujours avoir des remue-ménages. A peine, on en parle, ils ont mobilisé une télévision pour filmer et prendre des images, et ils tiennent des propos du genre. Cela veut dire qu’ils ont les moyens », a-t-il confié, assurant quand le moment venu, les personnes cachées derrière cette manifestation seront démasquées.

En attendant, les activités devraient reprendre leur cours normal. Les dockers seraient prêts à travailler à partir ce mardi même.

 

1 commentaire

1 commentaire

Joel Houndjo
il y a 3 ans
Vraiment ? Est ce le retour de la situation de 2010 à propos de l'ancien BEU où la Sobemap l'a finalement renversé pour s'imposer à nouveau ??? C'est triste pour ce pays
Répondre