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Togo : la police interpelle un cybercriminel présumé pour escroquerie de 628 millions FCFA

Togo : la police interpelle un cybercriminel présumé pour escroquerie de 628 millions FCFA

La police togolaise a annoncé, mercredi 29 mars 2023, avoir interpellé un présumé cybercriminel. L’homme est accusé d’avoir escroqué plusieurs entreprises et organisations humanitaires étrangères à hauteur de 628 800 000 F CFA.

La police togolaise a annoncé, mercredi 29 mars 2023, avoir interpellé un présumé cybercriminel. L’homme est accusé d’avoir escroqué plusieurs entreprises et organisations humanitaires étrangères à hauteur de 628 800 000 F CFA.

cybercriminel-togoPhoto du présumé cybercriminel 

Un cybercriminel mis aux arrêts au Togo. Dans une publication sur Facebook, la police a annoncé avoir interpellé un présumé  qui a réussi à escroquer plus de 628.800.000 F CFA entre janvier 2019 et mars 2023 ». La plupart des victimes du présumé arnaqueur sont des entreprises et organisations humanitaires étrangères. La dernière victime en date est une entreprise espagnole.

« Pour lui, tout allait bien jusqu'à ce que sa dernière victime, une entreprise espagnole, ne saisisse la Police nationale pour enquêter sur un transfert de trois mille (3000) euros fait sur le compte bancaire d'un prétendu cabinet d'avocats dénommé ‘’ESSENTEX PARTNERS AND LAW FIRM’’ », apprend la police.

Il ressort de l’enquête que « ledit cabinet d'avocats n'existe pas et que le transfert de trois mille (3000) euros a plutôt été fait sur le compte bancaire de la société ESSENTEX, appartenant au cyberescroc présumé.

De nationalité nigériane, le cyberescroc présumé serait également revendeur de friperie et réside à Lomé. La police apprend qu’il a reconnu être membre d'un vaste réseau bien organisé de cybercriminels.

Selon leur mode opération décrit par les flics, la bande utilise de faux documents administratifs pour tromper la vigilance de leurs victimes. « Ils leur font ensuite des propositions d'affaires juteuses au Togo. Une fois que les entreprises ou organismes manifestent leur intérêt à la proposition d'affaire, ils sont mis en contact avec un fictif cabinet d'avocats à Lomé qui facture de faux honoraires de prestations aux victimes. Dès que les faux honoraires sont payés, ces cybercriminels n'hésitent pas à trouver un autre motif fallacieux pour soutirer plus d'argent à leurs victimes ou à rompre purement et simplement tout contact », détaille le post de la police.

Les fonds escroqués par les cybercriminels, renseigne la police, atterrissent sur les comptes bancaires de la société ESSENTEX et partagés entre les membres du réseau au nombre desquels un certain « Emmanuel » et un nommé « papa Gabon ». Les présumés arnaqueurs utilisent ces fonds pour financer d’autres activités criminelles. La police dit poursuivre l’enquête dans le cadre de ce dossier.