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CRIET: 5 ans requis contre un jeune pour "chantage" avec des vidéos intimes de sa "chérie"

CRIET: 5 ans requis contre un jeune pour "chantage" avec des vidéos intimes de sa "chérie"

A la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), le ministère public a requis 5 ans de prison contre un jeune qui a fait du chantage à sa petite amie la menaçant de publier ses vidéos intimes. 

A la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), le ministère public a requis 5 ans de prison contre un jeune qui a fait du chantage à sa petite amie la menaçant de publier ses vidéos intimes. 

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Un jeune risque 5 ans de prison pour avoir tenté d’extorquer de l’argent à sa petite amie. Le ministère public a prononcé, lundi 17 avril 2023, sa réquisition dans le dossier d’un jeune homme poursuivi devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) pour avoir fait du chantage à sa "chérie". Il est reproché au mis en cause d’avoir demandé beaucoup d’argent à celle avec qui il est en relation amoureuse. Et cela avec un numéro inconnu et la menaçant de rendre publique les vidéos intimes de la jeune fille. L’accusé a été arrêté après que son numéro a été démasqué suite à une plainte de la victime.

Dans sa réquisition, le ministère public a qualifié le prévenu d’« homme dangereux mais patient dans la démarche ». Le substitut du procureur spécial de la CRIET a demandé à la Cour de retenir le prévenu dans les liens de la détention pour « extorsion de fonds par le biais d’un réseau de communication ». Il a demandé qu’il soit condamné à 5 ans de prison dont 3 ans de prison ferme.

"Mœurs légères"

La défense de l’accusé a attaqué l’éducation de la plaignante. Me Adossou a demandé à la Cour de constater avec lui que la victime n’a pas reçu une bonne éducation. « La jeune dame n’a pas eu de gêne à envoyer des vidéos de sa nudité à un homme. Une fille qui a reçu une bonne éducation ne peut pas faire cela », a-t-il défendu. L’avocat a conclu que plaignante est une fille aux « mœurs légères ».

Le conseil a également défendu son client contre les faits d’extorsion de fonds. Selon lui, ces faits mis à la charge de son client ne sont pas soutenables parce que la victime n’a aucun fonds. Au contraire, insiste l’avocat, c’est elle qui a demandé de l’argent à son client et ce « sans limite ».

Après son argumentaire, Me Adossou dans sa plaidoirie a imploré l’indulgence de la Cour pour une « meilleure tenue de la balance » dans sa décision. Il a demandé la relaxe pure et simple du client. Le délibéré est programmé au 22 mai 2023.