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CRIET : de lourdes peines requises contre 11 jeunes pour « escroquerie via internet »

CRIET : de lourdes peines requises contre 11 jeunes pour « escroquerie via internet »

Au Bénin, le parquet spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a requis 7 ans de prison ferme contre 11 jeunes pour escroquerie via internet avec QNET. 

Au Bénin, le parquet spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a requis 7 ans de prison ferme contre 11 jeunes pour escroquerie via internet avec QNET. 

mario-metonouMario Mètonou, procureur spécial près la CRIET

De lourdes peines d’emprisonnement requises à la CRIET contre des adeptes de QNET. Le parquet spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme a requis, lundi 3 juillet 2023, la prison ferme contre onze (11) jeunes dans deux dossiers de cybercriminalité.

Les mis en cause dont une femme sont accusés de pratique de QNET. QNET est un réseau de vente par parrainage de produits. Ce réseau utilise un modèle commercial de vente directe, alimenté par le commerce électronique. Ces réseaux de vente par parrainage sont assimilés à une « escroquerie via internet » et sont interdits sur le territoire béninois.

Le ministère public a demandé, à l’audience correctionnelle lundi 3 juillet 2023, à la Cour de reconnaitre les onze jeunes coupables comparaissant devant elle pour les faits d’ « escroquerie via internet ». Le premier substitut du procureur spécial près la CRIET estime que l’infraction pour laquelle les mis en cause sont poursuivis est constituée. De ce fait, le magistrat a requis la peine de 7 ans de prison ferme à l’encontre de chacun des prévenus. 


« Absence de l’élément matériel »


Les conseils des prévenus ont attaqué la réquisition du ministère public dans les deux dossiers. Les avocats de la défense ont plaidé la relaxe pure et simple de leurs clients. Dans leur plaidoirie, ils ont estimé que le chef d’accusation d’ « escroquerie via internet » n’est pas constitué. Pour les conseils des prévenus, il n’y a d’élément matériel des faits qui sont reprochés à leurs clients. L’adhésion à un réseau, ont-ils souligné à l’audience, n’est pas suffisante pour constituer une infraction. 

Selon Me Hugo Koukpolou, « les prévenus ont été, eux-mêmes, victimes ». « Ils ont été piégés », soutient l’avocat. L’homme à la robe noir a fait remarquer à la Cour que les prévenus n’ont pris de l’argent chez personne dans cette affaire. Les accusés, explique l’avocat, ont pris leurs propres fonds pour adhérer ce réseau de QNET. Il a demandé au juge de rendre la liberté à ces jeunes afin de leur éviter une double peine.

 Après les débats, la Cour spéciale a renvoyé le délibéré au 14 août 2023.