Archives

CRIET : 7 ans de prison requis contre un fonctionnaire pour détournement de deniers publics

CRIET : 7 ans de prison requis contre un fonctionnaire pour détournement de deniers publics

Le parquet spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a requis, lundi 3 juillet 2023, 7 ans de prison dont 5 ans ferme contre un fonctionnaire pour détournement de deniers publics. 

Le parquet spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a requis, lundi 3 juillet 2023, 7 ans de prison dont 5 ans ferme contre un fonctionnaire pour détournement de deniers publics. 

criet-mario-metonou-newMario Mètonou, procureur spécial de la CRIET

Un agent de l'Etat risque 7 ans de prison pour détournement de deniers publics. Le parquet spécial de la CRIET a fait sa réquisition, lundi 3 juillet 2023, dans un dossier d’abus de fonctions impliquant un fonctionnaire de l'Etat. Il est reproché à l’agent d’avoir dépensé de l’argent collecté au profit du service des impôts à des fins personnelles. Ce montant est estimé à 8 020 000 FCFA. 
A la barre, le prévenu a reconnu les faits. Il a affirmé qu’il n’a pas dépensé l’argent tout seul. Le fonctionnaire a déclaré avoir donné une partie des sous à un homme appelé Amadou. Mais le sieur Amadou qui serait son ami a nié avoir reçu de l’argent de la part du prévenu. Au cours de la procédure judiciaire, le détenu a reversé les 8 020 000 FCFA dans les caisses de la DGI. 
Dans sa réquisition, le lundi 3 juillet 2023, le ministère public a demandé à la Cour de reconnaître l'agent de l'Etat, en sa qualité d’agent public, coupable des faits d’« abus de fonctions ».

Le premier substitut du procureur spécial a suggéré au juge de le garder dans les liens de la prévention de ces faits et de le condamner à 7 ans de prison dont 5 ans ferme. Le magistrat a demandé à la Cour de constater que le prévenu a déjà payé la totalité du montant détourné et d’en tenir compte dans sa décision. 

L’avocat de la défense, Me Damien Falana a plaidé la relaxe pour son client. Le conseil a demandé à la Cour de constater la « conciliation judiciaire » qu’il y a eu entre le prévenu et la DGI. Ce faisant, a expliqué l’avocat, son client a fait amende honorable. Il n’a pas nié les faits et surtout il a payé la totalité du montant après l’avoir dépensé. L’avocat a imploré la Cour de condamner le fonctionnaire à une peine qui permettra de recouver sa liberté. 
Arrêté et placé en détention depuis le 7 décembre 2022, l’agent de l'Etat va attendre le 7 août 2023 pour être fixé sur son sort.