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Les rideaux sont tombés sur les premières journées biomédicales du Réseau des hôpitaux d’Afrique, de l’Océan indien et des Caraïbes (RESHAOC). Lancés le mardi 24 à Cotonou, les travaux de ces premières journées du RESHAOC ont été clôturés octobre 2023. Et ce, sur une note de satisfaction globale. Et participants, et exposants se réjouissent de l’organisation de ce colloque.
Les premières journées biomédicales du RESHAOC ont réuni trois cent participants venant de diverses parties du monde. Pendant trois jours, ces acteurs du monde biomédical ont réfléchi sur le thème : « Gestion des équipements médico-techniques dans les établissements de santé africains : enjeux et défis ». Ceci, dans la perspective de définir un modèle qui priorise la qualité et la durabilité des équipements biomédicaux.
La problématique au cœur des premières journées biomédicales du RESHAOC, a fait observer, Professeur Benjamin Hounkpatin, ministre béninois de la santé, est sérieuse. « L’assurance-vie des équipements reste une préoccupation », a-t-il déclaré. Le relèvement de ce défi majeur, a-t-il fait remarquer, passe forcément par la gestion de la maintenance des équipements dans nos hôpitaux.
« Ce problème a fait l’objet de profondes réflexions dans notre pays qui ont débouché sur les réformes opérées dans ce secteur en juillet 2023 avec la création d’une nouvelle agence dont la mission exclusive est axée sur la maintenance hospitalière », a informé Benjamin Hounkpatin.
Répartis en plusieurs groupes, ils ont travaillé d’arrache-pied en vue de régler l’épineuse question de la gestion et de la maintenance des équipements biomédicaux. Les discussions ont tourné, entre autres, autour de l’importance d’une politique nationale de maintenance, la réglementation et les normes dans le domaine de la maintenance biomédicale et hospitalière, la formation et la spécialisation des techniciens de maintenance biomédicale ainsi qu’à la qualité des fournisseurs ou prestataires externes de maintenance.
Les discussions scientifiques centre experts du monde sanitaire en plénière et lors des tables rondes sur la problématique ont accouché de plusieurs recommandations.
Repositionner le système hospitalier
Créé en 1996, le RESHAOC, a fait savoir sa présidente Khadidiatou Sarr Kébé, a pour vocation d’améliorer les systèmes hospitaliers des pays membres. Ceci, en partageant expériences et compétences. « Notre ambition est contribuer à la production des soins de qualité accessibles aux populations en fédérant les synergies sur des thèmes centraux et fondamentaux », a-t-elle détaillé.
La problématique discutée à Cotonou rentre dans ce cadre. A l’ouverture des travaux du colloque de la capitale économique du Bénin, la présidente du réseau a nourri l’espoir que Cotonou marque d’une encre indélébile, un tournant dans la mobilisation, la motivation du monde biomédical, voire le repositionnement du système hospitalier face aux enjeux en termes d’accessibilité, de sécurité et de qualité pour les populations.
Après les résultats obtenus à Cotonou, les regards sont tournés vers Dakar 2024.
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