De mauvaises pratiques de santé entraînent la perte en vies humaines dans des établissements sanitaires publics et privés. La Cellule de contrôle et d’inspection des structures de prestations de soins médicaux de l’Autorité de régulation du secteur de la santé (Ars) a présenté, jeudi 15 janvier 2026, ses activités de surveillance de l’année 2025.
De janvier à décembre 2025, la cellule a inspecté au moins une fois 928 établissements de santé dont 626 publics et 302 privés. Il ressort du point présenté par Valère Goyito, coordonnateur par intérim de la cellule, que des dysfonctionnements dans certains établissements ont coûté la vie à des patients. Selon le point rapporté par La Nation, sept décès maternels et dix morts fœtales ou néonatales ont été enregistrés.
Ces décès, apprend Valère Goyito, sont survenus en raison des défauts de surveillance des patientes, des manquements aux protocoles obstétricaux, des actes réalisés hors compétence et une mauvaise traçabilité des références. Les dysfonctionnements ont été notamment relevés dans des maternités et services de gynécologie-obstétrique de 28 établissements sanitaires publics et privés épinglés et qui ont chacun fait objet d’une plainte.
Des sanctions
Dans sa mission de surveillance, la cellule a prononcé des sanctions face au non-respect des dispositions réglementant l’exercice en médecine au Bénin. Un homme a été interpellé et mis à la disposition de la justice pour pratique clandestine en médecine. Son cabinet d’échographie a été fermé. La cellule a également procédé à la fermeture d’un cabinet de soins clandestin installé dans une promiscuité.
Invitant les acteurs de la santé à faire preuve de professionnalisme, Valère Goyito a insisté sur la priorité à la sécurité des patients. Selon lui, la sécurité des patients est le fondement de la notion générale de qualité des soins. Le coordonnateur par intérim a réaffirmé que la cellule va travailler à restaurer durablement la confiance des populations dans le système de soins.
Des améliorations ont été constatées dans certains établissements. Au CNHU-HKM de Cotonou, le service d’imagerie a été réorganisé avec une dotation en équipements modernes, réduisant sensiblement les plaintes des usagers.
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