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Escale au Bénin du porte-hélicoptère français Le Mistral: fin de formation en sécurité maritime pour 35 stagiaires SIREN

Escale au Bénin du porte-hélicoptère français Le Mistral: fin de formation en sécurité maritime pour 35 stagiaires SIREN

Après plusieurs semaines de formation, militaires et civils ont achevé la cinquième édition du SIREN, vendredi 23 octobre 2026, à Cotonou. À bord du porte-hélicoptère Le Mistral, ils ont renforcé leurs compétences et noué des liens pour mieux répondre aux menaces maritimes dans le golfe de Guinée.

Après plusieurs semaines de formation, militaires et civils ont achevé la cinquième édition du SIREN, vendredi 23 octobre 2026, à Cotonou. À bord du porte-hélicoptère Le Mistral, ils ont renforcé leurs compétences et noué des liens pour mieux répondre aux menaces maritimes dans le golfe de Guinée.

Les stagiaires de la 5è promotion du SIREN, ce vendredi 23 octobre 2026 au bord du porte-hélicoptère Le Mistral en escale à Cotonou

Les stagiaires de la 5è promotion du SIREN, ce vendredi 23 octobre 2026 au bord du porte-hélicoptère Le Mistral en escale à Cotonou

Trafics illicites, pêche illégale, pollution et opérations de sauvetage : les défis en mer sur le golfe de Guinée exigent des réponses coordonnées. C’est autour de ces préoccupations que 35 stagiaires ont suivi la cinquième édition du Stage d’instruction régionale embarqué numérique (SIREN), clôturée vendredi 23 octobre 2026 à bord du porte-hélicoptères amphibie français Le Mistral, en escale à Cotonou.

 

Lancée le 14 septembre, cette formation réunit des militaires et des civils issus des pays du golfe de Guinée ainsi que de plusieurs États partenaires, dont la France, l’Italie, le Brésil, la Mauritanie et le Maroc. Organisé conjointement par la Marine nationale française et l’architecture de Yaoundé, le programme vise à renforcer les capacités des personnels chargés de l’action de l’État en mer.

 

Au cours de leur parcours, les participants ont été formés à la lutte contre les trafics illicites, à la pêche illégale, à la prévention de la pollution maritime, ainsi qu’aux opérations de recherche et de sauvetage. Selon Guy Oyouba, directeur adjoint du SIREN, ils ont bénéficié de plus de 150 heures de formation.

 

Le stage a commencé à terre, au Pôle Écoles Méditerranée, à Saint-Mandrier, avant de se poursuivre à bord du Mistral. Cette seconde phase a permis aux stagiaires de confronter les enseignements théoriques aux réalités pratiques des opérations maritimes et de partager leurs expériences.

 

Une formation qui gagne du terrain

 

L’effectif du SIREN témoigne de l’intérêt grandissant pour cette initiative. Lors de sa première édition, en 2022, le programme comptait 19 participants. Ils sont désormais 35 à prendre part à ce cinquième cycle. Avec cette nouvelle promotion, le nombre de stagiaires accueillis depuis le lancement du programme atteint 136.

 

« L’académie embarquée achève son cinquième cycle de formation, portant à 136 le nombre de stagiaires SIREN accueillis à ce jour », a déclaré le commissaire général Thierry de La Burgade. Il a également salué la qualité des travaux produits par les participants et transmis à l’architecture de Yaoundé, notamment sur les questions de sécurité maritime et de développement durable.

 

Pour lui, l’essentiel commence désormais avec le retour des stagiaires dans leurs structures respectives. « Il vous revient désormais de mettre à profit et de développer ces compétences au sein de vos unités respectives, des centres nationaux, mais aussi multinationaux et régionaux de l’architecture de Yaoundé », a-t-il conseillé aux stagiaires.

 

Des liens appelés à durer

 

Représentant le Centre interrégional de coordination (CIC), organe central de l’architecture de Yaoundé, le capitaine de vaisseau Emmanuel Bell Bell a insisté sur l’importance de cette formation pour préparer la relève dans les structures régionales. Il a notamment apprécié l’évolution des travaux présentés par les stagiaires. « Je me rends compte que les rendus deviennent de plus en plus intéressants », a-t-il relevé, tout en les invitant à appliquer les connaissances acquises dans leurs administrations.

 

Du côté des bénéficiaires, les échanges entre professionnels de différents pays constituent un autre acquis important. Aymar Gbaguidi, stagiaire de la Marine nationale béninoise, estime que les relations nouées pendant le programme faciliteront la coordination des interventions. « C’est vraiment un réseau qui s’est créé », a-t-il confié.

 

T. P. W. Tobossou, de la Police républicaine du Bénin, retient lui aussi les enseignements de cette expérience. « Nous sommes prêts à mettre ces connaissances en pratique. Pour une sécurité maritime réussie, il faut l’information, la coopération et la coordination entre les États du golfe de Guinée et du monde », a-t-il affirmé.

 

La clôture du SIREN intervient pendant l’escale du Mistral à Cotonou, du 22 au 27 octobre 2026, dans le cadre de l’opération de coopération maritime régionale CORYMBE. Cette mission permet à la Marine nationale française de travailler avec les marines des pays golfe de Guinée afin de renforcer leurs capacités et leur interopérabilité.

 

Selon le commandant du porte-hélicoptère, les échanges avec la Marine nationale béninoise portent notamment sur les opérations de visite des navires, la plongée et la maintenance préventive et corrective des unités. L’objectif est de renforcer les capacités opérationnelles des équipes béninoises.

 

Les 35 stagiaires repartent avec des compétences consolidées et un réseau professionnel élargi. Leur défi sera désormais de transformer ces acquis en actions concrètes, car dans le golfe de Guinée, la sécurité maritime se construit aussi par la confiance et la coopération entre les États.

 

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