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FIFF Cotonou 2026 : masterclass, panels, projections..., le rideau levé sur la "créativité des femmes au cinéma"

FIFF Cotonou 2026 : masterclass, panels, projections..., le rideau levé sur la "créativité des femmes au cinéma"

La 4e édition du Festival international de films de femmes (FIFF) Cotonou a été officiellement lancée, mardi 3 février 2026. Au programme, des rencontres entre artistes, professionnels du cinéma, institutions, public, projection de films et remise de récompenses.

La 4e édition du Festival international de films de femmes (FIFF) Cotonou a été officiellement lancée, mardi 3 février 2026. Au programme, des rencontres entre artistes, professionnels du cinéma, institutions, public, projection de films et remise de récompenses.

Cérémonie d'ouverture du FIFF

Cérémonie d'ouverture du FIFF

A Cotonou, l’heure est à la célébration de la créativité féminine au cinéma. La capitale économique du Bénin accueille la 4e édition du Festival international de films de femmes (FIFF). Portée par l’Association Ecran Bénin, FIFF Cotonou est un espace de visibilité, de réflexion et d’actions pour les femmes du cinéma et des arts en Afrique et de la diaspora. L'édition de cette année est placée sous le thème: "Femmes, libérez votre créativité". 

 

Selon Cornélia Glèlè, fondatrice et promotrice du festival, ce thème ‘’est un appel, un cri mais aussi une invitation. Une invitation à oser crier, à raconter nos histoires, à prendre la parole même quand on doute, même quand on dit que ce n’est pas notre place’’. Libérer sa créativité, martèle-t-elle, ‘’c’est refuser le silence, c’est transformer ses blessures, ses rêves, ses combats en images, en réussite’’. 

 

18 films en compétition 

Dix-huit films courts métrages de 16 pays seront projetés au cours du festival. Cinq prix sont en lice dont l’Amazone d’or, grand prix du FIFF Cotonou. La cérémonie de lancement du festival a été marquée par la projection de Douwé, un film réalisé par 10 jeunes filles qui n’avaient jamais fait du cinéma auparavant. Sélectionnées parmi plus de 300 candidates, elles ont été formées pendant plusieurs mois. Le film raconte l’histoire d’une jeune fille issue d’une famille rurale, dont le rêve est de devenir infirmière. Soutenue par sa mère, elle croit en l’école comme voie d’émancipation. Face à la pression de son père à abandonner l’école pour travailler et subvenir aux besoins familiaux, Douwé, excellente apprenante chute dans ses notes à l’école. Son avenir s'assombrit à ses yeux. 

 

‘’Au-delà d’un film, c’est un message fort, un cri de cœur pour toutes ses filles et femmes qui peine à faire entendre leur voix et à voir leurs droits respectés’’, fait comprendre Cornélia Glèlè, fondatrice et promotrice du FIFF Cotonou. 

 

Actrice, réalisatrice et autrice franco-malienne, Aïssa Maïga, marraine du FIFF Cotonou 2026 a exprimé sa fierté des femmes comme Cornélia Glèlè à ‘’prendre l'espace, libérer leur créativité et provoquer des moments de rassemblement autour du cinéma et autour de valeurs’’. Elle s’est réjouie de l’évolution des femmes dans le cinéma et de la qualité de leurs œuvres malgré les traitements déséquilibrés des salaires, du financement des films, du budget de promotion des films des femmes et des hommes. Mais aussi de sa désignation en tant que marraine de la 4e édition du FIFF Cotonou. 

 

Directrice de Canal+ Bénin, partenaire du festival, Yacine Alao a fait observer que le cinéma africain en particulier, celui porté par les femmes mérite d’être soutenu dans la durée. Elle n’a pas caché sa joie de voir le FIFF progresser, se structurer et gagner en maturité à chaque édition. La responsable de Canal+ Bénin a salué la constance de la promotrice et de son équipe. 

 

Dans le cadre du FIFF, l’Institut français de Cotonou a connu ce mercredi une conversation avec la marraine, Aïssa Maïga sur le thème: "Développer et pérenniser une marque d'acteur-trice à succès à la télévision et au cinéma" et un panel autour du financement des projets des femmes en Afrique. Ces deux rendez-vous ont été modérées par l’actrice Pamella N'ze Asseko et la directrice de la Société de radiodiffusion et de la télévision du Bénin, Angela Aquereburu. Une série de films sera projetée à partir de 19 heures.

 

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