Des innovations intégrées dans le Système d’encadrement des missions officielles (SEMO). Le ministère de l’économie et des finances a procédé, mardi 23 décembre 2025, au lancement de la phase II du Système d'encadrement des missions officielles. C’était à la faveur d'une cérémonie qui a réuni les cadres de l’administration publique.
Le SEMO est une plateforme qui permet à tout agent de l’État qu’il soit de l’administration principale ou décentralisée d’émettre son ordre de mission. Pendant la mise en œuvre de la phase I depuis 2020, des insuffisances et limites ont été constatées et des corrections apportées. « Nous avons fait un travail d’étude approfondi des limités de SEMO I et il y a quelques limites constatées », a fait savoir Marzouck Ousmane Bawa, représentant de la direction du système d’informations du ministère des finances.
Il a d’abord indiqué que le SEMO II est une « refonte complète du SEMO I au niveau de la technologie qui a été utilisée » sans toucher aux enjeux stratégiques qui visent la transparence. Le caractère réactif de l'application a été amélioré. Elle peut être utilisée avec un ordinateur comme un téléphone. Selon Marzouck Ousmane Bawa, il est intégré dans le SEMO II un fichier de journalisation qui permet de faire des audits dans le système. Ce fichier permet de retracer tous les ordres émis, même les procédures qui n’ont pas abouti.
Le contrôle strict des agents grâce à la géolocalisation
Avec SEMO II, c’est la dématérialisation totale. Selon le représentant, le système offre la possibilité au supérieur hiérarchique de signer l’ordre de mission à partir de son téléphone. C’est-à-dire les signatures numériques. Alain Ahounou, directeur du système d’informations du ministère des finances a expliqué que cette innovation sera en expérimentation dans cette phase II. Il a rassuré qu’elle sera effective dans le SEMO III. Deux grands volets y seront intégrés, apprend le directeur.
En premier, la signature électronique va être généralisée. Mieux, Alain Ahounou a annoncé que les ordres de mission ne seront plus tamponnés dans les commissariats. À cette phase, a-t-il martelé, le système sera totalement digitalisé. « Nous saurons désormais où est-ce que vous êtes allés et à quelle heure », a-t-il déclaré. Avec la mise en œuvre de cette deuxième phase du système, plus aucun frais d’ordres de mission ne sera payé en espèce. Ils seront désormais payés par virement bancaire ou par mobile money.
Résultats du SIMO I
Représentant de la Direction nationale du contrôle financier du ministère des finances, Victorien Chincoun a fait un bilan du SEMO I. Dans cet exercice, il a rappelé que le SEMO a été initié pour contrôler le chevauchement des missions afin d’éviter que la même personne soit dans plusieurs missions au même moment, contrôler les agents et des grades fictifs.
L’expert a confié que le SEMO, dans phase initiale, a corrigé une justice sociale au sein de l’administration. Il a souligné que le système ne permet plus qu’une même personne soit sur plusieurs missions dans la même période. « Ceux qui n’ont jamais été à des missions ont commencé à y participer depuis 2020. Les agents fictifs ont été détectés systématiquement », a-t-il soutenu.
Victorien Chincoun a indiqué que le système a enregistré 4907 utilisateurs. Il a affirmé que pendant les cinq ans de mise en œuvre de la phase 1, plus de deux millions (2 121 889) ordres de missions initiés. Mais seulement 537 637 validés soit un taux de validation de 25,34%. Les 74,66% autres restant ont été recalés par le contrôle.
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