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États africains atlantiques : ce qu’il faut retenir de la déclaration de Cotonou

États africains atlantiques : ce qu’il faut retenir de la déclaration de Cotonou

Réunis à Cotonou les 12 et 13 juillet, les ministres des Affaires étrangères des États africains atlantiques ont adopté une feuille de route politique ambitieuse. Sécurité maritime, corridors logistiques, transition énergétique et coopération renforcée figurent parmi les principaux axes de la Déclaration de Cotonou.

Réunis à Cotonou les 12 et 13 juillet, les ministres des Affaires étrangères des États africains atlantiques ont adopté une feuille de route politique ambitieuse. Sécurité maritime, corridors logistiques, transition énergétique et coopération renforcée figurent parmi les principaux axes de la Déclaration de Cotonou.

Photo de famille des personnalités ayant pris part à l'ouverture de la 7ᵉ réunion ministérielle du Processus des États africains atlantiques, ce lundi 13 juillet 2026 à Cotonou

Photo de famille des personnalités ayant pris part à l'ouverture de la 7ᵉ réunion ministérielle du Processus des États africains atlantiques, ce lundi 13 juillet 2026 à Cotonou

La coopération entre les pays africains bordant l'océan Atlantique franchit une nouvelle étape. À l'issue de leur 7e réunion ministérielle, organisée à Cotonou par le Bénin et le Maroc, les 12 et 13 juillet 2026, les États membres du Processus des États Africains Atlantiques (PEAA) ont adopté la Déclaration de Cotonou.

 

Ce texte qui fixe les grandes priorités de leur partenariat pour les prochaines années. Au-delà des déclarations d'intention, les ministres ont également mandaté le Secrétariat permanent du PEAA pour élaborer, d'ici mars 2027, une feuille de route chargée de traduire ces engagements en actions concrètes.

 

Une coopération renforcée autour de quatre priorités

 

Placée sous le thème « Consolider un espace atlantique africain intégré : sécurité maritime, corridors logistiques verts et transition énergétique durable », la rencontre a permis aux États participants d'afficher une vision commune de l'avenir de la façade atlantique africaine.

 

Premier engagement : renforcer la sécurité maritime dans le golfe de Guinée. Les pays membres entendent intensifier leur coopération face à la piraterie, à la pêche illicite et aux différents trafics transnationaux qui continuent de menacer les activités économiques et la stabilité de la région.

 

Deuxième priorité, le développement de corridors logistiques verts reliant les ports atlantiques aux pays de l'hinterland. L'objectif est de fluidifier les échanges commerciaux, d'améliorer la connectivité régionale et de renforcer l'intégration économique entre les États côtiers et leurs voisins sans accès à la mer.

 

Les ministres ont également mis l'accent sur la modernisation des échanges à travers la digitalisation des procédures portuaires et douanières, un levier destiné à réduire les délais, simplifier les formalités et accroître la compétitivité des ports africains.

 

Enfin, la Déclaration de Cotonou accorde une place importante à la transition énergétique. Les États signataires souhaitent promouvoir le développement des énergies renouvelables, notamment les énergies marines et l'hydrogène vert, afin d'accompagner la transformation énergétique du continent.

 

Le Bénin et le Maroc réaffirment leur vision

 

Pour le Bénin, pays hôte de cette rencontre, cette déclaration conforte son ambition de faire du Port de Cotonou une plateforme logistique majeure au service de l'intégration régionale. « La Déclaration de Cotonou traduit une conviction que le Bénin porte avec constance : la façade atlantique de l'Afrique constitue un levier majeur de stabilité, de prospérité et d'intégration pour notre continent », a déclaré la ministre béninoise des Affaires étrangères, Corinne Amori Brunet. Elle a soutenu que « les engagements pris aujourd'hui (ce lundi 14 juillet) témoignent de la volonté des États africains atlantiques de transformer cette ambition commune en actions concrètes ». 

 

Le Maroc, à l'origine du Processus des États Africains Atlantiques lancé à Rabat en 2022, a également réaffirmé son engagement en faveur de cette coopération. « Cette réunion permet d'exprimer la profonde conviction du Royaume du Maroc en la puissance des solutions africaines aux défis africains, et la détermination du Royaume pour faire réussir ce partenariat innovant ne fait que se raffermir, à mesure que nous avançons dans la réalisation de notre vision commune », a souligné le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita.

 

Au-delà des engagements annoncés, la Déclaration de Cotonou fixe désormais un cap. Le véritable défi sera celui de sa mise en œuvre. Avec la feuille de route attendue en mars 2027, les États africains atlantiques veulent démontrer que cette coopération peut dépasser le cadre diplomatique pour produire des résultats concrets en matière de sécurité, de commerce, de connectivité et de développement durable.

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