Raphaël Akotègnon, préfet de l'Atlantique en visite dans l'une des unité de textile de la GDIZ, samedi 18 juillet 2026
Pendant quelques heures, les discours ont laissé place à l'observation. Samedi 18 juillet 2026, le préfet de l'Atlantique, Raphaël Akotègnon, s'est rendu à la Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ) avec plusieurs maires, élus communaux et responsables administratifs. Au programme : une immersion dans les unités de production et les installations qui font aujourd'hui de la GDIZ l'un des principaux pôles industriels du Bénin.
Au cours de la visite, la délégation a découvert les chaînes de transformation du coton, les infrastructures déjà opérationnelles et les espaces destinés à accueillir de nouvelles entreprises. L'occasion, pour les élus, de mesurer concrètement le changement de dimension de cette zone qui mise sur la transformation locale des matières premières.
À l'issue de la visite, Raphaël Akotègnon n'a pas caché son impression. « C'est une merveille et en même temps une fierté », a déclaré le préfet, convaincu que l'expérience de Glo-Djigbé dépasse désormais le cadre d'un simple projet industriel.
Un projet qui change d'échelle
Pour ce représentant de l'État au niveau du département de l'Atlantique, la GDIZ illustre une nouvelle orientation de l'économie béninoise. Le pays ne se limite plus à exporter ses matières premières ; il développe progressivement des capacités de transformation qui permettent de créer davantage de valeur sur place. Selon lui, cette dynamique peut servir de référence à d'autres régions. La plateforme montre qu'il est possible de bâtir des pôles industriels capables de soutenir la croissance tout en renforçant la compétitivité nationale.
Mais au-delà des performances économiques, c'est l'impact sur l'emploi qui retient particulièrement son attention. « Les jeunes doivent saisir les opportunités offertes ici », a-t-il insisté. À ses yeux, les dispositifs de formation et d'apprentissage développés au sein de la GDIZ constituent une réponse aux besoins des entreprises industrielles. Ils permettent également à des personnes en reconversion d'acquérir de nouvelles compétences et d'accéder à des emplois durables.
Le logement, prochain défi de la GDIZ
L'essor de la plateforme entraîne déjà de nouveaux besoins. Avec l'installation progressive des entreprises et l'arrivée de milliers de travailleurs, la question du logement devient incontournable. Raphaël Akotègnon a indiqué qu'une réserve foncière d'environ 50 hectares est prévue pour accueillir des logements destinés aux employés.
Il a invité les collectivités territoriales et les promoteurs privés à investir dans ce chantier afin d'accompagner le développement de la zone. Pour le préfet, l'industrialisation ne peut produire tous ses effets sans infrastructures sociales adaptées. Habitat, services et équipements devront évoluer au même rythme que les investissements industriels.
Les communes appelées à accompagner la dynamique
La présence des maires répondait aussi à un objectif précis : les associer davantage à cette transformation. Le préfet estime que les communes ont un rôle à jouer pour préparer leurs populations aux métiers de l'industrie, améliorer les infrastructures de proximité et créer un environnement favorable aux investissements.
Le maire de Zè, Agbatri Armando Paolo Gbande, partage ce constat. La visite des unités de transformation du coton l'a particulièrement marqué. Il a qualifié d'« extraordinaire » le processus qui permet de transformer une production locale en produits finis, saluant au passage la modernité des équipements et la vision portée par les promoteurs de la GDIZ.
En quelques années, la Zone industrielle de Glo-Djigbé s'est imposée comme l'un des principaux projets économiques du Bénin. Pour les autorités locales, le défi n'est plus seulement de poursuivre les investissements, mais de faire en sorte que cette dynamique profite durablement aux communes, aux entreprises et aux milliers de Béninois appelés à y trouver un emploi.
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