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Bénin : préoccupés par la gestion de leur carrière, les enseignants ACDPE 2014 lancent un appel à Romuald Wadagni

Bénin : préoccupés par la gestion de leur carrière, les enseignants ACDPE 2014 lancent un appel à Romuald Wadagni

Au Bénin, les enseignants agents contractuels de droit public de l’Etat (ACDPE), élèves professeurs adjoints, élèves professeurs certifiés de la promotion 2014, réunis en collectif, ont animé lundi 31 août 2026, un point de presse à Cotonou. Objectif : partager leurs préoccupations liées à la gestion administrative de leur carrière et solliciter l’intervention des autorités pour sa juste reconstitution.

Au Bénin, les enseignants agents contractuels de droit public de l’Etat (ACDPE), élèves professeurs adjoints, élèves professeurs certifiés de la promotion 2014, réunis en collectif, ont animé lundi 31 août 2026, un point de presse à Cotonou. Objectif : partager leurs préoccupations liées à la gestion administrative de leur carrière et solliciter l’intervention des autorités pour sa juste reconstitution.

Le président Wadagni appelle à jeter un regard sur la gestion de la carrière des enseignants ACDPE APE APC de la promotion 2014

Le président Wadagni appelle à jeter un regard sur la gestion de la carrière des enseignants ACDPE APE APC de la promotion 2014

La gestion faite de leur carrière est loin de satisfaire les enseignants ACDPE 2014. Lundi 31 août 2026, ces enseignants, réunis en collectif, sont montés au créneau pour  partager plusieurs préoccupations liées à la gestion administrative de leur carrière. 

 

La première préoccupation concerne la date de leur intégration aux corps de professeurs adjoints et de professeurs certifiés. L’administration a fixé cette intégration au 1er janvier 2025. Chose que conteste le collectif qui revendique plutôt le 1er janvier 2023. 

 

Au soutien de sa revendication, le collectif évoque l’arrêté relatif à leur mise en formation et le décret portant statuts particuliers des personnels enseignants du second degré. Selon ces deux textes, soutiennent les enseignants, leur formation devrait prendre fin au plus tard en 2022. 

 

Mais contrairement à ce calendrier, la formation a débuté en décembre 2022 pour s’achever en septembre 2024. Soutenant ne pas être responsable de cette situation, le collectif juge la date du 1er janvier 2025 ne saurait être retenue comme leur date d’intégration. Il exige donc que cette date soit rétablie au 1er janvier 2023. 

 

La deuxième préoccupation des enseignants ACDPE porte sur la prise en compte de leur ancienneté pour l’avancement d’échelon. Selon le collectif, un avenant intervenu en mai 2026 n’aurait tenu compte que la période allant de 2018 à 2024, faisant fi des quatre années passées sous contrat à durée déterminée. 

 

Pour ces enseignants, ces années correspondent à un service réel, au cours duquel ils ont assuré leurs missions et contribué au fonctionnement du système éducatif. Ils estiment donc qu’elles ne doivent pas être effacées ou réduites dans le calcul de leur progression. Le collectif réclame donc une reconstitution complète de la carrière des enseignants concernés. 

 

L’autre préoccupation des enseignants ACDPE 2014 est relative au mode de calcul lié au temps de formation. L’administration aurait retenu une règle de tiers que conteste le collectif. Pour le collectif, cette règle est d’ordre général et ne saurait s’appliquer à leur situation qui relève d’un décret spécifique au corps des enseignants.

 

Les enseignants soutiennent que l’article 120 de la loi portant statut général de la fonction publique sur laquelle l’administration s’appuie fait référence au stage probatoire en vue de la titularisation. Or, soulignent-ils, eux n’ont pas effectué de stage devant aboutir à une titularisation. « Nous avons été soumis à une période d’essai dans le cadre de notre régime contractuel », apprennent-ils.

 

Ils demandent donc aux autorités d’examiner l’applicabilité de l’article 202 du décret portant statut particulier des personnels enseignants plutôt que d’appliquer automatiquement la règle générale du tiers.

 

Lors de son point de presse, le collectif a lancé un appel au Président de la République et aux ministères concernés pour une solution fondée sur la légalité, l’équité et la reconnaissance du service accompli.

 

« Nous demandons simplement la restauration de nos droits et la reconstitution juste de nos carrières », résume le collectif, qui réclame également l’ouverture d’un cadre de dialogue avec les autorités compétentes.

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