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Projet EPSG: à Parakou, FIAP et Banouto forment 30 jeunes au plaidoyer digital

Projet EPSG: à Parakou, FIAP et Banouto forment 30 jeunes au plaidoyer digital

Une trentaine de jeunes ont été formés sur les techniques de plaidoyer et l’utilisation responsable des outils numériques du 28 au 30 septembre 2026 à Parakou. Organisée par FIAP, organisme de coopération espagnol, en collaboration avec Banouto, l’initiative vise à renforcer leur participation à la paix, à la gouvernance et au développement au Bénin.

Une trentaine de jeunes ont été formés sur les techniques de plaidoyer et l’utilisation responsable des outils numériques du 28 au 30 septembre 2026 à Parakou. Organisée par FIAP, organisme de coopération espagnol, en collaboration avec Banouto, l’initiative vise à renforcer leur participation à la paix, à la gouvernance et au développement au Bénin.

Photo de famille des formateurs et participants à l'atelier organisé par FIAP et Banouto du 28 au 30 septembre 2026 à Parakou. Crédit photo : Banouto, septembre 2026

Photo de famille des formateurs et participants à l'atelier organisé par FIAP et Banouto du 28 au 30 septembre 2026 à Parakou. Crédit photo : Banouto, septembre 2026

Donner aux jeunes les moyens d’agir. C’est le but recherché par la FIAP et Banouto en organisant un atelier de formation sur les campagnes de plaidoyer en faveur du rôle des jeunes en tant que vecteurs de progrès et de cohésion sociale au Bénin.

 

S’inscrivant dans le cadre du projet « Soutien de l’Union européenne à la CEDEAO en matière de paix, de sécurité et de gouvernance » (EPSG), l’atelier a réuni du 28 au 30 septembre 2026 à Parakou, 30 femmes et hommes, issus notamment d’organisations de la société civile et de structures communautaires.

 

Les échanges ont porté sur les fondamentaux du plaidoyer citoyen, l’identification d’un problème public, la définition d’un changement recherché et le ciblage des décideurs ainsi que l'usage stratégique, professionnel et responsable des réseaux sociaux en matière de plaidoyer.

 

La notion du plaidoyer passée en peigne fin 

 

Miguèle Houéto, juriste spécialisée dans les droits humains, l’égalité de genre et l’inclusion, est l’une des formatrices de cet atelier. Elle a expliqué que « le plaidoyer, c’est un processus ». Et de ce fait, il ne peut être improvisé.

 

La formatrice Miguèle Houéto a également insisté sur l’importance du travail collectif. Pour elle, le succès d’une campagne repose sur plusieurs éléments, surtout la qualité du diagnostic, la pertinence des cibles, la formulation de l’objectif et la clarté du message.

 

« Le message doit respecter la règle de 3C : court, clair et concis », a-t-elle indiqué. Un bon message doit permettre au décideur de comprendre rapidement « ce que les jeunes veulent concrètement, et comment avancer à leur côté ».

 

Utilisation à bon escient des réseaux sociaux 

 

L’utilisation des réseaux sociaux a constitué un autre axe majeur de la formation. Les participants ont appris à choisir les plateformes en fonction des publics ciblés, à construire des messages adaptés et à mobiliser les outils numériques pour porter efficacement leurs causes.

 

Cette utilisation doit, toutefois, s’accompagner de responsabilité, dans un contexte marqué par la désinformation, les discours de haine et les violences en ligne. « Le numérique est une opportunité que nous devons pouvoir saisir dans tous les compartiments de notre vie », a estimé Miguèle Houéto.

 

Issifou, l’un des participants, dit avoir particulièrement retenu les possibilités offertes par les plateformes numériques. « On pourrait quand même utiliser ces plateformes-là pour faire des plaidoyers », a-t-il expliqué, tout en insistant sur la nécessité de les utiliser « de manière responsable ».

 

Pour ce participant, les jeunes ne doivent pas seulement être considérés comme des bénéficiaires des actions en faveur de la paix. « Nous, les jeunes, nous sommes le moteur de la paix. C’est vrai que nous nous retrouvons à tous les niveaux. Nous sommes victimes, nous sommes le moteur également. Nous pouvons être une solution pour la paix », a-t-il déclaré.

 

Des acquis à transformer en actions

 

Comme recommandé au cours de l'atelier, Isdeen entend notamment mettre les acquis de la formation au service de son organisation et des jeunes de Parakou. « Je vais faire en sorte de mettre ces acquis au profit des membres », a-t-il annoncé.

 

Le sous-emploi des jeunes figure parmi les problèmes sur lesquels il envisage de travailler. Son objectif est de porter cette préoccupation auprès des autorités afin de contribuer à la recherche de solutions.

 

Oudirath, autre participante, retient notamment les enseignements sur la résolution 2250 des Nations unies, qui consacre le rôle des jeunes dans la paix et la sécurité, ainsi que les différences entre plaidoyer, sensibilisation et communication.

 

Elle compte restituer les connaissances acquises aux membres de son ONG et poursuivre son engagement citoyen. « Une formation ne prend tout son sens que lorsque les connaissances acquises ne deviennent des actions concrètes », a-t-elle déclaré.

 

Au terme des trois jours, les participants ont présenté des simulations de campagnes de plaidoyer et reçu des observations pour améliorer leurs propositions. La formation s’est achevée par l’identification des principaux acquis, des engagements et des plans d’action à mettre en œuvre dans les différentes organisations.

 

Le projet Soutien de l'Union européenne à la CEDEAO en matière de paix, de sécurité et de gouvernance (EPSG) est une initiative multibailleur cofinancée par l'Union européenne (UE), le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du développement (BMZ) et le ministère danois des Affaires étrangères (MOFA).

 

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