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Présidentielle 2020 en Côte d'Ivoire : l'appel de l'Union européenne au régime de Ouattara

Présidentielle 2020 en Côte d'Ivoire : l'appel de l'Union européenne au régime de Ouattara

L'Union européenne a réagi ce vendredi 18 septembre 2020 sur l'organisation du prochain scrutin présidentiel en Côte d'Ivoire. Elle a demandé à l'Etat ivoirien que l'élection soit inclusive.  

L'Union européenne a réagi ce vendredi 18 septembre 2020 sur l'organisation du prochain scrutin présidentiel en Côte d'Ivoire. Elle a demandé à l'Etat ivoirien que l'élection soit inclusive.  

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L'Union européenne ne veut pas d'un scrutin présidentiel qui exclut les opposants en Côte d'Ivoire. Dans un communiqué en date du vendredi 18 septembre 2020 et publié sur son site officiel, elle a fait savoir sa position sur le processus électoral devant conduit à l'élection d'un nouveau président. "L’Union européenne (UE) rappelle son attachement aux principes d’inclusivité, de liberté d’expression, de transparence, de respect de l’Etat de droit et des éventuels mécanismes indépendants d’observation, nécessaires pour assurer un scrutin aux résultats crédibles et acceptés par tous", a réagi l'Union européenne.

Une réaction qui intervient quelques jours après la décision du Conseil constitutionnel qui rejette la candidature de Guillaume Soro, ex-président de l'Assemblée nationale et de Laurent Gbagbo, ancien président ivoirien à la présidentielle d'octobre 2020." L’UE prend acte de la décision du Conseil constitutionnel, ce 14 septembre, relative aux candidatures retenues pour l’élection présidentielle. S’il ne lui revient pas de se prononcer à ce sujet, l’UE rappelle qu’il est de la responsabilité première des autorités et institutions ivoiriennes compétentes de garantir un processus électoral impartial, transparent, inclusif et équitable, emportant l’adhésion des citoyens", poursuit l'UE.

 

Quid des décisions de la CADHP ?

Les différentes procédures introduites par les opposants ivoiriens auprès de la Cour africaine des droits de l'homme et des peuples (CADHP) étaient également au coeur du communiqué.. "L'UE note les différentes procédures ouvertes auprès de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) relativement au processus électoral et rappelle son attachement au respect de la justice internationale", souligne l'UE à l'Etat ivoirien.

Au lendemain de la décision du Conseil constitutionnel ivoirien de rejeter la candidature de Guillaume Soro, la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples, avait demandé à l’Etat ivoirien de mettre fin à tous les obstacles qui empêchent l’ex-chef rebelle de jouir de ses droits civiques notamment de se porter candidat à la présidentielle d’octobre 2020.

Demande la fin des violences

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Depuis l'annonce de la candidature du président Alassane Ouattara a un troisième mandat, des violences ont éclaté dans certaines villes de la Côte d'Ivoire. L’Union européenne déplore ces "violences et affrontements survenus ces dernières semaines, qui ont fait plusieurs victimes, et appelle les autorités à mener des enquêtes afin d’en poursuivre les auteurs".

"Elle appelle également au respect des libertés publiques, notamment le droit pour chaque citoyen de manifester pacifiquement, dans le cadre prévu par la loi, sans être inquiété, et d’exprimer des opinions politiques sans être arrêté ou emprisonné", demande l'UE.

Elle a appelé les différents protagonistes au dialogue afin de trouver une issue favorable à cette situation sociopolitique qui prévaut en Côte d'Ivoire. "L'UE encourage aussi les autorités à prendre l’initiative pour contribuer à cet apaisement du climat politique".