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« Sébastien Ajavon ne pourra jamais aller à la présidentielle de 2021 », Victor Topanou

« Sébastien Ajavon ne pourra jamais aller à la présidentielle de 2021 », Victor Topanou

Dans une tribune publiée sur Banouto, Victor Topanou, ancien ministre de la justice du Bénin, estime que l’opposant Sébastien Ajavon ne pourra jamais se présenter à la prochaine présidentielle.

Dans une tribune publiée sur Banouto, Victor Topanou, ancien ministre de la justice du Bénin, estime que l’opposant Sébastien Ajavon ne pourra jamais se présenter à la prochaine présidentielle.

victor-prudent-topanou Victor Topanou

Sébastien Ajavon complètement hors-course de la présidentielle 2021 malgré les décisions de la Cour africaine. C’est l’universitaire et ancien ministre de la justice du Bénin, Victor Topanou qui le dit dans une tribune publiée en exclusivité vendredi 11 décembre 2020 auprès de Banouto. Victor Topanou, qui a vertement critiqué l’avocat de l’opposant Sébastien Ajavon et les dernières décisions de la Cour africaine en sa faveur, a déclaré que l’opposant béninois  est forclos pour la prochaine présidentielle.  

«  Même si toutes les demandes de la Cour (africaine, ndlr) étaient appliquées par l’Etat du Bénin, Mr Sébastien Germain Ajavon ne pourra jamais aller à l’élection présidentielle de 2021 à cause de son statut de réfugié politique octroyé par la France », a-t-il écrit. Selon le professeur en Sciences politiques, la Cour africaine en rendant des décisions en faveur de Sébastien Ajavon a raté « une occasion de faire avancer, par un bel Arrêt, la cause des réfugiés, notamment sur la question de leurs droits politiques ».

L'universitaire béninois rappelle à cet effet les implications du statut de réfugié accordé à Sébastien Ajavon en France.

« ni Me VEY ni la Cour africaine ne sauraient ignorer que le mot « réfugié » s’applique, « à toute personne qui, craignant avec raison d’être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques se trouve hors du pays dont elle a la nationalité et qui ne peut, ou, du fait de cette crainte, ne veut se réclamer de la protection de ce pays, ou qui, si elle n’a pas de nationalité et se trouve hors du pays dans lequel elle avait sa résidence habituelle à la suite de tels évènements, ne peut ou en raison de ladite crainte, ne veut y retourner » (voir article premier paragraphe A.2 de la Convention de Genève du 28 juillet relatif au statut des réfugiés et entrée en vigueur le 22 avril 1954) ».

Saisie d’une requête introduite par  Sébastien Ajavon, homme d’affaires et opposant béninois, la juridiction d’Arusha a rendu plusieurs décisions défavorables à l’Etat béninois. Elle a demandé à l’Etat béninois de suspendre la révision de la Constitution du 11 décembre 1990 et toutes les lois subséquentes. La Cour africaine a également ordonné entre autres à l’Etat l’abrogation de toutes les dispositions interdisant le droit de grève, et la loi d’amnistie votée en novembre 2019 sur les violences des législatives sans opposition d’avril 2019.