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Prorogation du mandat de Patrice Talon : Migan donne raison à la cour constitutionnelle

Prorogation du mandat de Patrice Talon : Migan donne raison à la cour constitutionnelle

En réaction à la décision de la cour constitutionnelle qui s’est déclarée incompétente pour connaître d’un recours contre la prorogation du mandat présidentiel de Patrice Talon, l’ancien bâtonnier béninois Jacques Migan approuve le verdict rendu.

En réaction à la décision de la cour constitutionnelle qui s’est déclarée incompétente pour connaître d’un recours contre la prorogation du mandat présidentiel de Patrice Talon, l’ancien bâtonnier béninois Jacques Migan approuve le verdict rendu.

jacques-miganJacques Migan

Le débat sur la prorogation du mandat du président Patrice Talon à la tête du Bénin pendant plus de quarante jours reste intact. La Cour constitutionnelle n’a pas pu trancher.  Saisie d’une requête en date à Cotonou du 20 octobre 2020, par laquelle monsieur William Sohignizoun Degbeko soulève l’inapplicabilité de l’article 157-3 de la constitution à l’élection présidentielle de 2021, la cour constitutionnelle s’est déclarée « incompétente ».

Alors que cette décision laisse beaucoup sur leur faim, l’ancien bâtonnier béninois Jacques Migan estime qu’elle est satisfaisante.  « La décision de la cour constitutionnelle se déclarant incompétente pour apprécier la prorogation du mandat du Président en exercice comme décidé par la loi Numéro 2019-40 du 07/11/2020 portant révision de la loi numéro 90-32 de la constitution du 11/12/1990, confirme mes analyses sur le sujet », dit-il en phase avec les sept sages.

« La loi numéro 2019-40 du 07/11/2019 ayant fait l’objet à priori de constitutionnalité, le juge constitutionnel ne peut sans outrepasser les prérogatives qui sont les siennes, effectuer un contrôle de l’opportunité de la réforme opérée. Le juge constitutionnel peut tout au moins faire un contrôle de la régularité formelle des dispositions rétroactives intervenues et non un contrôle substantiel qui est un contrôle d’opportunité », explique Jacques Migan. « Se déclarant incompétent, le juge constitutionnel a bien dit », a conclu l’avocat et acteur politique pro-Talon.

La haute juridiction a fait savoir qu’elle n’a pas compétence à contrôler le contenu de la volonté du constituant.  « Considérant qu’en l’espèce, en demandant à la haute juridiction d’examiner l’applicabilité et la portée de l’article 157-3 de loi du 07 novembre 2019 portant révision de la constitution, le requérant soumet au contrôle à postériori un aspect du contenu de la volonté souverainement exprimée par l’Assemblée nationale dans le cadre de l’exercice par elle du pouvoir constituant dérivé, dont l’appréciation excède les prorogatives de la Cour constitutionnelle,

En conséquence, dit qu’elle n’est pas compétence pour contrôler le contenu de la volonté du constituant », a déclaré la cour dans sa décision.

 

 

2 commentaires

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Leghost
il y a 5 ans
Cher Monsieur Migan , ne faite pas preuve de faillite intellectuelle et morale. Comment comprendre que la cour constitutionnelle qui après analyse a juger le principe de prorogation du mandat, conforme à la constitution et qu'on lui demande d'expliquer arrivé à se déclarer incompétent d'expliquer au peuple ce principe ?? Quand même ne soyons pas bêtes !! Soit au moment du contrôle de constitutionnalité, la cour constitutionnelle n'a pas fouiller de comble pour comprendre les choses avant de déclarer incompétent
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EFELDÉ
il y a 5 ans
LAISSONS TALON RÉGLER LES COMPTES À SES EX-ASSOCIÉS DE ALI BABA ET LES QUARANTE VOLEURS. POUR LE BONHEUR DU PETIT PEUPLE BÉNINOIS. IL CONNAÎT BIEN TOUS CES DEMON-CRATES, HYPOCRITES PARESSEUX ET ABUSEURS DU PETIT PEUPLE IGNORANT. DIEU PROTÉGER TALON ET TOUS SES COLLABORATEURS AINSI QUE TOUTES LEURS FAMILLES !
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