Patrice Talon ne veut pas d’une révision de la constitution. Le chef de l’Etat l’aurait formellement fait savoir aux députés du Bloc républicain lors de leur rencontre du lundi 21 janvier 2024. Selon le point fait par ces députés dans une déclaration en date du 24 janvier 2024, le chef de l’Etat leur a clarifié qu’il ne veut pas d’une révision opportuniste de la loi fondamentale.
« Le Président, en prenant à témoin tous les membres du Groupe parlementaire BR sur le fait qu’il a rappelé constamment à tous, qu’il n’est pas question qu’il brigue un troisième mandat, a réitéré cette position qu’il avait déjà fait mentionner dans la constitution à l’article 42, en le reformulant comme suit : En aucun cas, nul ne peut de sa vie, faire plus de deux mandats présidentiels », ont rapporté les députés lors dans leur point.
Le président Talon, informe le BR, a exprimé « son opposition et son désintérêt formels, à toute révision opportuniste de la constitution notamment, dans le dessein d’un troisième mandat ». Le chef de l’Etat a demandé aux députés BR de relayer sa position par rapport à la question « afin d’éviter de ternir gravement l’image de notre pays et le déclasser sans raison, au rang des pays qui ont cette pratique démocratiquement inadmissible ».
Le groupe parlementaire BR a marqué son accord absolu avec la position de chef de l’Etat. Toutefois, il a fait remarquer que « le Président et le peuple devraient accepter des corrections éventuelles qui seraient sans incidence sur les points fondamentaux, notamment le nombre de mandats ». Les parlementaires élus sur la liste du chef cabré ajoute que Patrice Talon a insisté qu’il n’est demandeur d’aucune modification de la constitution, mais estime que « si les députés soulevaient des nécessités de corrections utiles, ils sont libres ».
Les députés BR soulignent que le chef de l'Etat leur a prevenu qu’il combattra « tout ce qui touchera au nombre de mandats et les autres points fondamentaux », à moins de les conforter.
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