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Présidentielle au Sénégal : l'appel de la CEDEAO après l’annulation du report

Présidentielle au Sénégal : l'appel de la CEDEAO après l’annulation du report

Après la décision du Conseil constitutionnel qui annule la loi sur le report de la présidentielle 2024 au Sénégal, la commission de la CEDEAO a réagi. Vendredi 16 février 2024, l’organisation sous-régionale invite les autorités compétentes à fixer une date pour l’élection conformément à la décision du conseil.

Après la décision du Conseil constitutionnel qui annule la loi sur le report de la présidentielle 2024 au Sénégal, la commission de la CEDEAO a réagi. Vendredi 16 février 2024, l’organisation sous-régionale invite les autorités compétentes à fixer une date pour l’élection conformément à la décision du conseil.

Bola Tinubu, président en exercie de la CEDEAO

Bola Tinubu, président en exercie de la CEDEAO

La Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) suit de près la situation qui prévaut au Sénégal. Elle a d’ailleurs réagi, vendredi 16 février 2024, à la décision rendue par le Conseil constitutionnel jeudi 15 février concernant la loi sur le report de la présidentielle de 2024 initialement prévue pour le 25 février. 

 

Dans sa décision, le Conseil a déclaré contraire à la Constitution, la loi votée par le parlement pour reporter au 15 décembre 2024 la présidentielle. Il a annulé aussi le décret pris par le président Macky Sall pour reporter sine die l’élection précisant que celui-ci ne dispose pas du pouvoir de reporter ou d’annuler le scrutin.

 

La commission de la CEDEAO dit prendre « note de la décision prise par le Conseil constitutionnel du Sénégal le 15 février 2024, relative au rapport de l'élection présidentielle au Sénégal ». Elle demande à toutes les parties impliquées dans le processus électoral « à se conformer à la décision du Conseil constitutionnel ». L’instance appelle « les autorités compétentes à fixer une date pour l'élection présidentielle conformément à la décision ».

 

La CEDEAO exhorte la classe politique et toutes les parties à faire preuve de retenue et à donner la priorité au dialogue inclusif pour préserver les acquis démocratiques de cet État membre modèle de la CEDEAO. Elle rappelle qu’elle continue « de surveiller la situation ». Enfin, elle invite toutes les parties « à respecter l'État de droit pour garantir des élections libres, inclusives et transparentes ».

 

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