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Orden Alladatin : « Ce code électoral décourage la transhumance »

Orden Alladatin : « Ce code électoral décourage la transhumance »

Au Bénin, le nouveau code électoral met fin à la transhumance politique, assure Orden Alladatin, député de l’Union progressiste le Renouveau (UPR) et président de la commission des lois au Parlement.

Au Bénin, le nouveau code électoral met fin à la transhumance politique, assure Orden Alladatin, député de l’Union progressiste le Renouveau (UPR) et président de la commission des lois au Parlement.

Orden Alladatin

Orden Alladatin

La transhumance politique. Le problème est réglé avec le nouveau code électoral voté par l’Assemblée nationale dans la nuit du mardi au mercredi 6 mars 2024. C’est, en tout cas, ce que croit et affirme, Orden Alladatin, député de l’Union progressiste le Renouveau (UPR) et président de la commission des lois du Parlement. 

 

 « Ce que le code électoral décourage, c’est la transhumance », a-t-il déclaré au cours de l’émission 90 minutes pour convaincre sur la radio nationale, dimanche 10 mars 2024. Il fait référence à l’article 132 nouveau de la loi qui dispose qu'un député ou un maire ne peut parrainer qu’un candidat membre ou désigné du parti l’ayant présenté pour son élection, ou le candidat d'un parti ayant signé un accord de gouvernance avec le sien.

 

Selon Orden Alladatin, en ajoutant ce point au nouveau texte, les députés de la mouvance veulent empêcher le militant du parti politique de quitter la formation qui l’a positionnée aux élections. « Pour être député, pour être maire, vous êtes positionné par une liste et c’est le parti qui établit la liste, donc pour parrainer, il faut rester dans le cadre du parti qui vous a positionné pour votre élection. En dehors de ça, si le parti désigne quelqu’un, vous pouvez parrainer la personne que le parti a désignée », a détaillé le parlementaire. 

 

Selon l’article 132 nouveau code électoral, nul ne peut être candidat aux fonctions de président de la République s’il n’est dûment parrainé par un nombre de députés et/ou de maires correspondant à au moins 15 % de l’ensemble des députés et de maires et provenant d’au moins ⅗ des circonscriptions électorales législatives. En commentant cet amendement, Orden Alladatin fait savoir qu’il vise à décourager ''les partis sans envergure nationale''.  

 

 « Ce code permet de régler fondamentalement les questions d'emprise des partis politiques dans leur territoire pour qu’un parti qui va aspirer gouverner ce pays, décider au nom de tout le monde, ne soit pas un parti régional. Que ça soit un parti présent dans toutes les circonscriptions électorales du pays », a conclu le député. 

 

Dans le rang de l'opposition et de la société civile, le nouveau code électoral ne passe pas. Selon eux, il comporte des "germes d'exclusion''.

 

 

 

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